Laboite2chocolats

la vie c'est toujours comme une boite de chocolats, on ne sait jamais sur quoi on va tomber !!

10 novembre 2009

Double Vodka prozac

DSCN2241

La corps a ses raisons que la Raison connaît au contraire du cœur ... J'ai explosé bien avant janvier, on se croit invulnérable parfois, souvent ! Il est inutile d'insister quand la mécanique est cassée et pourtant comme me l'avait dit mon ostéo, "si tu résumes ton corps à de la mécanique, tu n'as rien compris !!!! " Il avait peut être et même sûrement raison comme d'autres ... chats noirs !

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Le corps a dit "stop", GAME OVER jusqu'en février si la réparation est correcte ....

"Ce sont les passions et non les intérêts qui mènent le monde"
Alain


A ces passions de me donner de l'espoir de "revenir" d'ici là .....

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01 novembre 2009

24/10/08-24/10/09

Là où tout commence et là où tout finit ???

 

D'une exaltation aussi vive que soudaine et irraisonnée, que restait-il un an après ? Je n'y pensais pas réellement ce samedi soir ... Assis en haut d'une tribune, j'ai réalisé au bout de dix minutes, le regard perdu dans le vague en direction de ces onze petits lutins rouges dont les exploits à la même époque, un an plus tôt suffisaient à remplir de joie et de fierté une existence médiocre, ce qu'il était advenu des 365 jours qui venaient de s'écouler.

 

J'ai revu ces visages hilares, ces bouteilles qui s'agitaient, ces blagues de potaches, cette ambiance de camaraderie légère, ce cône de travaux au milieu de mon séjour et ces taches de gras sur le sol ... Avec du recul, j'avais trouvé "fun" le nettoyage express, tardif et obligatoire du sol, m'obligeant à un passage en coup de vent en boîte de nuit. Ces heures porteuses d'espoirs, d'envies, de jours heureux, d'émotions fortes, qu'en reste-il ? Au mieux du vide comme si rien n'avait changé, comme si des jours de pluie n'avaient jamais existé, comme si j'avais éteint la lumière pour la rallumer le lendemain, trouvant chaque objet à la même place, comme si le temps s'était arrêté ...

 

Puis les kilomètres le long du canal Saint Martin ou sur les bords de Vilaine, les sorties dans le froid perçant, sous une pluie battante ou sous un soleil de plomb et les millions de carreaux immergés contemplés au cours d'une année me sont revenus en tête. J'ai revu aussi des moments beaucoup moins glorieux au parfum d'éthanol et de couchers tardifs.

 

Pour conjurer cette fatalité ce samedi, j'ai encore et toujours suivi la masse, ... pour tromper l'ennui ? Non je ne le pense pas, on apprend de ses erreurs, ratages ou actes manqués (on les appellera comme on veut). J'ai revisité en une soirée tous ces endroits plus ou moins glauques de la vie rennaise avec un regard extrêmement critique, voire même inquisiteur de celui qui juge. Cactus, Dejazey, Pym's, autant de lieux que j'ai fréquenté avec assiduité ces 10 dernières années pour fêter des fins de partiels pas toujours glorieuses, des réussites chanceuses en fin d'année souvent comme ces buts de raccroc marqués sur un cafouillage à la 90e ou juste pour me divertir.

 

J'ai remonté le temps plus loin que ce 24 octobre 2008, j'ai revu ces places fortes de l'amusement et de légèreté dans un brouillard à couper au couteau; à l'époque où tabac et monde de la nuit faisaient bon ménage; cette odeur forte de tabac froid qui te poussait sous la douche à peine rentré à la maison et t'assurait un début d'angine dans les 3 jours qui suivaient ... Des microsiestes sur le banquettes du Pym's ou de l'Espace avec Gaël, j'ai revu nos yeux ahuris, nos yeux écarquillés par le bruit ambiant et les excès réalisés avant de se précipiter sur la bar.

 

Non, cette vision là, ce soir, était impossible, j'ai visité l'ensemble de la gamme PAGO de 22 heures à 5 heures du matin et une partie des breuvages de la Coca Cola Compagny. J'ai épié ces visages au teint et au relief incertains, aux coupes improbables, au maquillage déposé à la truelle pendant 7 heures ... une sorte de bestiaire de tous ceux qui vont se coucher tôt le matin et sortir de leurs rêves mais rêvent-ils ? Non, ils s'agitent laborieusement, les gestes désordonnés de pantins désarticulés qu'ils entament laissent présager des substances neurotoxiques qu'ils ont ingérées en masse. Pupilles dilatées, sueur au front ou aux aisselles, épaules pantelantes sous les lumières blafardes, tout est prétexte à se coller à son voisin ou à sa voisine.

 

Ils cherchent l'Amour ? ces jeunes et cons  ? enfin pas forcément si jeunes ... Rien n'est moins sûr... Une oreille attentive, une/des présence(s), un plan à l'horizontale ...

 

Vu dans mon œil, tout ceci est apparu grotesque, trivial, d'une médiocrité affligeante; à quoi bon s'enfermer dans une ambiance surchauffée pour profiter des effluves pas toujours agréables de son entourage et finir à chaque fois à faire la queue au fond de la salle en direction des toilettes ? Une occasion de discuter et de lier connaissance peut être ... je l'ignore, je constate juste que les moutons de Panurge transhument aussi la nuit !!

24 octobre 2009-24 octobre 2009, 365 jours désagréables, 365 jours au milieu des fantômes du passé dans un présent bien ancré, un paquet de dates et d'événements auxquels je n'ai plus envie de prêter une once d'attention : de Noël au nouvel an jusqu'à la rentrée scolaire. Sans moi à l'avenir, sans eux à l'avenir ...

Une année d'illusions déçues pour se rendre compte que le pays des Bisounours n'existe pas, que la vie n'est pas un conte de fées, qu'on m'a menti, que rien ne m'attend à part la certitude de finir dévoré par les vers comme cet humus formé de matière organique en décomposition: "Vivre c'est apprendre à mourir"

Une année c'est bref, un an c'est long, voyages, sorties, rencontres en tout genre; certains moments comptent plus que d'autres, certains s'effacent, tentent de se faire oublier ou alors telles des abeilles qui piquent l'esprit reviennent encore plus violemment après une hibernation forcée. Je choisis de formater la case 2009 dans mon disque dur interne pour effacer ce "Songe d'une Nuit d'automne" de ma mémoire.

A trop rêver le meilleur, l'atterrissage, le premier pas sur un ponton "juste après" est délicat à vivre, parfois douloureux. Les projets pharaoniques, les chimères, les "Rêveries d'un promeneur solitaire" qui ont suivi, il en reste peu de choses: 3 bouts de métal accrochés au mur ...

"A trop vouloir sortir de la vie courante, on risque vraiment d'en sortir. A trop vouloir s'échapper, embrasser les virtualités irréalisées d'un moi jamais tout à fait là, tout à fait ailleurs, on court à sa perte, inévitablement. On aimerait bien vivre d'autres vies, découvrir ce qu'on aurait pu être. On aura d'autres vies pour le découvrir" (ou pas)

Yann Quéffélec

C'était écrit là haut, on ne modifie pas son destin .... Nous ne sommes que des amas de matière projetés à plusieurs millions de kilomètres/heure autour d'un astre brûlant en rotation que même le battement d'aile d'un papillon à l'autre bout du globe ne perturbe pas ....

Tempus fugit .....

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29 octobre 2009

Bilan 2009

Plus à l'aise sur les distances courtes que sur le long aussi bizarre que ce la puisse paraître, alors qu'on m'a catalogué "triathlète de bas niveau LD" !!!! Les %tages indiquent le temps du vainqueur par rapport à ma performance personnelle (calcul à la rennaise et rendons à César ce qui lui appartient du à Paul-Eric Despretz). Plus le chiffre est gros, plus la perf est satisfaisante .... donc dès que ça dépasse les 80% du temps du vainqueur c'est pas mal et ça n'est arrivé que sur des sprints !
On remarquera quand même qu'à Carnac c'est moins brillant qu'en début de saison, la faute sans doûte à la fatigue et aux kilos en trop ... Idem quand on compare Nice et Barcelone où le vainqueur est le même sur la même distance et en plus le profil de Barcelone est beaucoup plus facile, et bien c'est moins bien.

 

J'ai touché un peu à tout cette année, le duathlon clairement je n'ai pas aimé, le niveau à pied est beaucoup trop élevé: Gourin c'était un entrainement grandeur nature perturbé par l'anniversaire de d@d la veille :-) , Châteauroux un acte manqué qui m'aura appris à drafter pour sauver les meubles !

Le clm par équipe de Plouay, c'est vraiment une expérience à part avec des gars que j'avais surtout l'habitude de croiser en discothèque, une équipe de potes totalement inorganisée montée en 3 jours, une belle nat', un beau temps vélo étant donné l'hétérogénéité du groupe qui explosait à chaque fois dans la côte du Lézio, mon seul rôle a été de ramener Erwann à chaque fois car il devait finir à pied, enfin à pied j'explose trop rapidement pour pouvoir profiter, je finis avec Romain pour la forme 2 minutes derrière les 3 autres ...

Rennes, Cesson, 2 belles courses à la maison où réellement je me suis fait plaisir, mettant à profit le travail hivernal et solitaire en natation ( y en pas beaucoup dans les triathlètes de bas niveau comme moi qui me voyaient là ...).

Noirmoutier est une erreur, un 2e acte manqué cette saison, je n'avais rien à y faire !

Sizun, Nice sur le plan de la perf sont 2 beaux souvenirs même si le contexte qui régnait alors dans ma tête était particulier.

à oublier: Prague, Larmor, Barcelone, un cauchemar à chaque fois, c'est plus le fromage blanc qui me tient lieu de cervelle qui me faisait avancer que les myocytes qui sont sensés animer mes membres inférieurs !

Ma saison s'est achevée le 28 juin 2009 en fait, d'ailleurs professionnellement aussi tout s'est un peu arrêté à cette date ! L'an prochain elle s'arrêtera le 4 juillet c'est sûr, je n'ai pas l'envie de traîner ma carcasse à l'agonie pendant 4 mois après !


                                                                                                                                                           
 

2009

 
 

Gourin XLF

 
 

LD du

 
 

6 h 45 12

 
 

106/107

 
 

65,9 %

 
 

 

 
 

Châteauroux

 
 

Sprint du

 
 

1 h 04 43

 
 

157/180

 
 

81,3 %

 
 

 

 
 

Cesson

 
 

Sprint

 
 

1 h 07

 
 

111/348

 
 

82,5 %

 
 

 

 
 

Rennes

 
 

Sprint

 
 

1 h 12 06

 
 

81/276

 
 

86,4 %

 
 

 

 
 

Noirmoutier

 
 

découverte

 
 

21’57

 
 

4/89

 
 

94 %

 
 

 

 
 

Sizun

 
 

Half

 
 

5 h 25 07

 
 

172/304

 
 

76,3 %

 
 

 

 
 

Plouay

 
 

Sprint clm éq

 
 

1 h 09 32

 
 

19/84

 
 

85,3 %

 
 

 

 
 

Nice

 
 

IM

 
 

12 h 59 17

 
 

1570/2330

 
 

65,4 %

 
 

 

 
 

Prague

 
 

LD

 
 

8 h 56 47

 
 

151/168

 
 

62 %

 
 

 

 
 

Larmor

 
 

CD

 
 

2 h 27 11

 
 

163/302

 
 

73,9 %

 
 

 

 
 

St Malo

 
 

Aqua S

 
 

43’25

 
 

17/52

 
 

77,15 %

 
 

 

 
 

Carnac

 
 

Sprint

 
 

1 h 10 08

 
 

92/183

 
 

80 ,40 %

 
 

 

 
 

Barcelone

 
 

IM

 
 

13 h 07 52

 
 

1127/1274

 
 

62,90 %

 

Plus que l'article qui a suivi, j'ai envie de garder cette image là de ma saison 2009 pour la simplicité du bonhomme et son humilité à finir une course alors qu'il s'était éloigné de son objectif de départ .


aym_lolo_1

Mon programme 2010, je l'ai déjà annoncé: un IM , des half, des sprints individuels et par équipe ....
Place à la natation actuellement pour les interclubs dans un mois pour perfectionner ce qui peut l'être (15 bornes hebdo actuellement) et aux cross (ça ne dépassera pas les départementaux :-) ) ,  ça fait du bien pour le mental de se prendre des claques dans d'autres disciplines de spécialistes !

To be continued .... (Et rappelez vous que "les folies sont les seules choses qu'on ne regrette jamais ..." au pire on peut en avoir un peu honte ! et encore, enfin personnellement j'assume tout ...)

Vivement 2010

"I just believe in triathlon ..........."

Posté par laboite2chocolat à 12:45 - le sport - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24 octobre 2009

Chateau en Espagne ... ou pas

Dernier volet de mon carnet de voyage « triathlétique », fin de mon voyage intérieur et suite de ces voyages « découverte ».

 

Bizarrement comme pour Nice où j’avais pu me libérer une semaine quasiment avant la course, là encore je suis libre dès le jeudi soir pour descendre plus au Sud, pas si loin en fait puisque je m’arrête à Poitiers…. Sur le chemin, curieusement j’ai l’impression de repasser par des lieux qui ont marqué pour moi 2009 : Rennes, là c’est normal j’y habite !!!! Parthenay puis Saint Cyr, toutes ces bourgades qui ont accueilli des étapes du championnat de France des clubs de D2 où j’ai accompagné l’équipe de Cesson … Voyage intérieur, ré imprégnation du bon et du moins bon, souvenirs, rêveries chimériques, désillusions collectives ou individuelles …. Un zeste de mélancolie m’envahit un peu, juste un peu ; texto à Pierre parti à la « Cup » qui me conseille de passer à Saint Jean de Monts pour boucler la boucle au retour, mais non je sais déjà que je n’irai pas, j’étais ailleurs pour cette étape, ma place n’était pas là fin juin et je n’ai jamais eu une passion particulière pour cette région …. depuis que mon grand père a choisi d’y pousser son dernier souffle, bref j’aime pas… J’y retournerais sans doute dans 3, 7, 11 ou même 15 ans un jour de novembre sur le ponton et peut être mieux même à la barre d’une planche à voile géante pour tourner autour du monde … rêve irréaliste peut on penser mais non vraiment j’y crois !

 

Pas trop fatigué le lendemain, je repars tôt via Limoges, Brive, Toulouse, Perpignan, le tout sans carte routière, je fais confiance à mon instinct pour me guider, il ne m’a pas toujours servi récemment, mais la roue ne peut que tourner. A la frontière espagnole, aucune émotion particulière, il n’y a plus de frontière, tout est lisse et uniformisé, les panneaux de signalisation changent légèrement, à peine ! Je sors de l’autoroute, j’emprunte une nationale où je croise des chaises vides à chaque virage, je comprends le côté sordide de la chose lorsque j’aperçois une de ces chaises occupée …. Je ne donnerais pas de détails graveleux, je préfère rester dans le non-dit !

 

J’arrive à Calella (à prononcer Caléya) vers 16 heures, c’est un village balnéaire situé à 50 km au Nord de Barcelone avec une architecture très années 80, je m’attendais à trouver plus de signes de la crise économique qui règne en Espagne mais non ça passe. La station est construite comme tous les villages du coin, en long, les rues tracées au cordeau comme on pourrait en trouver à Brest, Lorient ou Saint Nazaire, des tours pas très hautes mais des tours qui rappellent La Baule, Saint Jean de Monts ou la Grande Motte. Tout l’espace est optimisé, pour ne jamais être très loin de la mer. Apparemment c’est une ancienne région de maraîchage mais je rencontre peu de locaux, tout semble malgré la saison avancée (octobre) dédié au tourisme. On est loin de la Costa Brava (littéralement côte sauvage) que j’étais sûr de ne pas trouver avant d’arriver. Il y a juste un regret : celui d’avoir planté la ligne de chemin de fer entre la plage et le village, ça gâche un peu le paysage !!! Barcelone n’est pas loin mais n’est pas proche non plus, c’est certainement pour le prestige de la capitale catalane, siège des Jeux Olympiques de 92 que cet IM (après l’half du printemps) qui fait partie du circuit « Challenge » a été rebadgé « Challenge Barcelona Maresme ». Il fait bon dans cet été indien qui s’étend sur l’Ouest de l’Europe et même encore plus au Sud mais c’est supportable, 27degrés environ ; le seul hic c’est l’appart pas forcément bien isolé qui devient un four le soir si on n’aère pas ! Comme château en Espagne, j'avais rêvé autre chose ! A peine arrivé, je retire mon dossard avant de plonger dans la Grande Bleue. Pour déconner j’ai amené ma biscotte mais on est plus dans le registre de Brice de Nice, la mer est désespérément plate. Ce sera mon dernier contact avec l’eau avant la course et de toute manière vues les séances limitées que j’ai fait en bricolant depuis un mois, nager ne changerait pas grand-chose ! On monte les vélos avec Sylvain qui m’accompagne comme à Prague, il a pris livraison d’un vélo de contre la montre à Nantes sur la route donc toutes les cotes sont à revoir, pour ma part le réglage du cintre clm sera très empirique et surtout pas plongeant comme à Prague. Dernière sortie sur la plage ce vendredi soir pour manger des gauffres et découvrir le folklore catalan…. Blague en fait … il y a une tente qui abrite une fanfare bavaroise, c’est l’ « Oktober Fest » locale pour les retraités allemands et autrichiens qui ont élu domicile ici !!!!

 

Sur la plage, on aperçoit des cannes tous les 5-6 m, le surfcasting de nuit, une discipline locale !!!!!! Dans la fin d’après midi j’ai eu l’occasion de me prendre les pieds dans une ligne en nageant au grand dam d’un pêcheur ! Dans le fond, on aperçoit des dorades zébrées (une première pour moi) et des bars (enfin en Méditerranée on dit « loups »), l’eau est limpide, à peine quelques « ripple marks » décorent le sable !

DSCN2851

dorade 800 grammes prise à la ligne le 3 août :-)

 

Samedi matin, plein de bonnes intentions, j’envisage de rouler avec Sylvain après le petit déjeuner mais pendant qu’il finit le réglage de son vélo, je me rendors jusqu’à 13 heures … finalement je devais être un peu fatigué ! On rate le briefing … Je fais un tour vite fait dans le pâté de maison pour voir si la position aéro est correcte, on met le vélo dans le parc vers 17h à la fin du « check in » et finalement nous reconnaissons en voiture au soleil couchant le parcours …

 

Dimanche matin, lever à 5h30 pendant que d’autres doivent finir leur soirée à Gruissan … coup d’œil à quelques textos et on part vers la plage. Il y a 12 vagues de départ, je pars dans la 11e, sylvain dans la 5e ; je n’ai pas aimé …. J’ai attendu 1h30 assis sur la plage, j’ignore pourquoi mais j’ai ressenti des picotements au bout des doigts, et des contractions au ventre, et pourtant je savais où j’allais !!!!

 

8h50, bam ! coup de pistolet, 200 m pour gagner le large puis un bout droit de 1450 m vers le Sud, virage main gauche encore 100 m vers le large et enfin 1750 m pour regagner le départ où 300 m nous attendent ! Dès les 1400 m je récupère les premiers bonnets oranges de la vague précédente et pourtant je ne me sens pas dans un grand jour ! Je remonte les ¾ de cette vague sur les 1750 m suivants et même quelques bonnets bleus de la vague 9, sur les 2000 derniers mètres je commence à trouver un bon rythme en aisance respiratoire et sans lourdeur dans les bras. Bilan : un temps de 1h10 et une sortie vers la 600e place, j’aurais pu faire mieux, j’aurais pu faire pire !!!! 

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Le pire je le fais à la T1 en me trompant de sac de transition: je découvre qu'il est déjà garni d'une combinaison de natation !!!! mais en fait c'est normal, j'ai pris le sac 1467 au lieu du 1567 ...... poum poum poum !

 

Le vélo se compose de 3 boucles : 2 grandes et une petite et de 2 segments de 3 km dans les rues de Calella. Le parcours dans Calella est assez difficile avec des passages fréquents sur des ralentisseurs et une chaussée pas toujours en super état …. Le parcours le long de la côte n’est pas si plat qu’annoncé, 2 grandes bosses et 2 grosses descentes à passer en force quand on a les watts !!! Au 69e km, je passe en 2h07 (moyenne 32,65 km/h), bien posé en position aéro, je n’éprouve même pas le besoin de relancer en danseuse, j’ai le sentiment de réaliser « un truc », enfin à mon niveau à moi …. A l’approche du 2e demi tour de la 2e grande boucle à El Masnou, j’avance avec le compteur bloqué à 36-37 km/h, la vitesse moyenne est montée à 33,5, je calcule rapidement que je suis sur les bases de 5h20….. Un truc de fou ! Au 105e km, je trouve que le vent se lève, que j’ai plus besoin de piocher pour avancer et objectivement la vitesse chute … Finalement je réalise que je suis parti trop vite, grisé par ce sentiment de facilité que je ressentais, je double moins de concurrents, pire je me fais même reprendre par ceux que j’avais repris précédemment ! Par contre, dans l’esprit je n’ai vu personne drafter à part « Fernando » qui a pris 5’ de prison pour être resté dans ma roue trop longtemps, en même temps il le méritait, je ne comprenais pas comment il s’accrochait alors que sur le plat il sautait en permanence !!! Sur les 66 km de la 2e boucle achevée en 2h10, j’ai une vitesse de 30,5 km/h, le changement d’allure est significatif de mon futur état de fraîcheur … Pour la dernière boucle qui ne fait que 42 km, il le sera encore plus, puisque bouclé en 1h30, j’ai avancé à 28 km/h ! Sur la fin de ma 2e boucle Tutu me reprend et me fait même le coup du duathlon de Châteauroux : une main aux fesses, sur IM il faut oser … Cependant, par fierté je me suis accroché pour passer sous la barre fatidique des 6 heures, j’avais lu ça sur un forum bien connu … moins de 6 h sur un IM c’est une barre psychologique ! Je boucle ce parcours vélo de 180 km en 5h55, vraiment très entamé ! J’avais les watts mais le manque cruel de sorties très longues s’est fait cruellement sentir, sur un half ça passait !!!!!!

 

La T2 s’effectue au ralenti, je démarre à pied en sentant que ça va être dur, je n’ai mal nulle part mais pas de force …. Jamais je n’ai marché, essayant toujours d’avoir le bassin placé et ce qui ressemblait à une foulée, mais n’ayant pas couru depuis 15 jours à cause d’une douleur (vraie ou fausse) entre le tendon et la malléole interne du pied gauche, il ne fallait pas s’attendre à un miracle entre Calella et Pineda de Mar. Dès le 2e kimomètre, je sens que ça va être dur, plus que 40 …. Au premier demi tour, il faut descendre puis remonter une petite côte de 150 m, frais ça passerait là ça devient un cauchemar ! 4 fois il faudra la franchir cette côte ! C’est plus dur qu’à Nice mais aussi plus chaleureux avec une ambiance de course de village, je me souviendrai longtemps de ces Espagnols nous encourageant du premier au dernier au cri des « Venga, venga, Animo .. » : ça redonnait de l’envie quand les jambes n’en pouvaient plus. A la fin du 3e tour, il y a des lampions au milieu de la route dans la partie qui traverse les maraîchages, après Embrun je n’étais promis de ne plus jamais être « night finisher » mais le départ tardif et l’automne en auront décidé autrement …. Sylvain m’accompagne sur l’avant dernier kilomètre façon Don Quichotte et moi Sancho Panza, lui qui a bouclé son premier IM en juste 10 heures m’encourage pour tenter à nouveau de passer sous les 13 heures. Il fait partie avec d'autres de cette aventure décidée en janvier, je l’ai suivi sur les cross jusqu’aux inter, on s’est baladé à Gourin, Châteauroux, Prague ensemble, on boucle un nouveau chapitre !!!!! Au kilomètre 40, j’essaie d’accélérer pour finir dans un temps correct, j’ai trouvé le 42e kilomètre long et pour cause il en mesurait 1,7 …. Au final au bout de 5h39 de randonnée, je franchis la ligne d’arrivée de mon 3e IM en 13heures 8 minutes, un peu déçu très honnêtement par ce qui devait être mon objectif de l’année. A peine le ligne franchie, pris d’une nausée, je m’assieds sur une chaise sans donner l’air d’être trop mal…. Je n’ai aucune envie de finir sous la tente pendant une heure avec une perfusion de glucose, plus vite j’aurai quitté ce lieu plus vite je pourrai prendre une douche et dormir dans un bon lit ! Je me restaure et on rentre voilà c'est fini, pas de perf, pas de temps qui approche les 12 heures, je n'étais pas au point !

 

Après un court passage à Barcelone, j’entame un pèlerinage de 3 jours dans les Pyrénées et les Landes, toujours à la recherche du temps perdu …. Passer son temps à se battre contre un chrono déforme je pense !!!

 

Encore finisher comme me l’ont dit Quasy, Flo et d’autres, mais pas avec la manière !!!! La faute à la démotivation sûrement, à une prise de poids conséquente comme me l’a souligné d@d au téléphone en comparant ma ligne niçoise et mes bourrelets barcelonais (4 kg quand même), on devient vite un obèse dans ce sport !!!!! Cela restera un IM en plus, pas forcément un IM en trop même si 6 semaines avant j’ai hésité à y aller … Il fallait aller au bout du challenge pour moi, pour l’image de moi-même, mais aussi pour réaliser la chance que j’avais de pouvoir prendre une semaine de vacances à cette époque de l’année quand la vie n’est pas forcément simple pour d’autres …Bêtement peut être ce n'était pas que pour moi même si je n'ai réellement pensé à rien en passant cette ligne, pas comme à Nice et Embrun, il y avait une part de devoir là dedans, un truc indescriptible !

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Rideau sur 2009 : j’ai fait des choses que je n’aurais jamais imaginé réalisables pour moi … Plus que des qualités physiques, ces exercices nécessitent avant tout des ressources morales, j’ignore où je vais les chercher mais j’avoue m’étonner moi-même ! Cependant, 2 IM dans l’année c’est beaucoup trop, on perd les vrais repères de la vraie vie, on s’use nerveusement et on devient vraiment trop égocentrique comme je l’avais dit il y a un peu plus d’un an  … Ce plaisir assez égoïste, je le réitérerai encore une fois au moins, une fois peut être plus si le corps suit, si je ne trouve pas mieux à faire ….

J'ai fait long une fois de plus comme les CR du Viking !!! Je n'imagine même pas la taille du CR du grand Raid ni la quantité de Schokobons qu'il va avaler ! :D

 

Album du voyage barcelonais

 

A venir : bilan chiffré de 2009 comme à chaque fin de saison

Un grand merci à ceux qui auront lu en attendant de nouvelles aventures drôles .... ou pas !

Posté par laboite2chocolat à 14:23 - road to ?????? - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 octobre 2009

Praha hahahahahah.........................

2 courses, 2 voyages, une histoire

Prague, support du championnat d’Europe LD devait être un entrainement pour finir en beauté à Calella  début octobre. Le voyage aller s’avérera un enfer ; un ennui mécanique de la SNCF et la première correspondance est ratée !!!!!!!! Malgré toute la bonne volonté de mon chauffeur de taxi, Montparnasse-Gare du Nord en 35 minutes s’avèrera un challenge impossible !!!!!! Direction à pied la gare de l’Est avec un laisser passer pour un train de la Deutsche Bahn où je n’ai pas de place …. J’entame une discussion avec les contrôleurs français et allemands qui ne veulent pas me laisser partir, qui plus est avec mon sac qui cache un vélo …. Départ de Paris à 22 heures au lieu de 19, au milieu de jeunes français, de jeunes européens et de jeunes américains dans une ambiance un peu hippie : ils ont 20 ans et partent à l’aventure en Europe de l’Est pour découvrir, visiter ou parfois juste pour participer à des festivals (parfois même de heavy metal, oucahch ..) dans un confort plus que minimal et une chaleur étouffante (on est au début du mois d’aout !) …. Je me pose rapidement dans un compartiment pour 6 avec un anglais, un américain et une québécoise, seule langue pratiquée : l’anglais …. Ca va je me débrouille mais à 1 heure du matin je ne dors toujours pas …. Les discussions sont interminables … 2 français nous rejoignent, ça commence à sentir tellement le poney que je me retranche dans le compartiment à vélo avec mon gros sac et je pose mon duvet à même le sol, au niveau confort j’ai vu mieux mais déjà je suis dans la bonne direction ….

Au gré des arrêts le compartiment se remplit d’un couple franco chilien constitué 1 heure plus tôt, un allemand s’installe à coté de moi puis 2 français à l’haleine chargée de rosé, de whisky et d’une infâme odeur de tabac qui me pique le nez. Je finis par m’endormir avant d’être réveillé par un contrôleur qui me fait comprendre vers 4 heures du matin qu’il n’est pas possible de rester ici, je me déplace donc dans l’allée qui dessert les compartiments pour à nouveau me coucher à même le sol avec les chaussures comme oreiller, challenge supplémentaire, me réveiller vers 8 heures à Berlin sinon c’est direction Moscou …. Arrivé à Berlin dans la gare flambant neuve construite pour le mondial 2006, je réalise qu’on est le 6 août … mais dans le fond ça ne change pas grand-chose ! Ah si, les textos reçus salent un peu plus ma facture de téléphone  Première halte mac dalle du voyage pour faire passer la nausée qui s’installe, le manque de sommeil, les jambes lourdes …. Ça va être épique cette course !

A 9 heures, un train comme on en trouve plus en France arrive sur le quai, je discute vite fait avec un groupe de Bordelais habillés de pied en cape en « Quechua » avant de tenter de trouver vainement une place pour moi et mon encombrant bagage, je trouve là encore une place dans un wagons avec 8 jeunes lorrains, j’essaie vainement de dormir avant de discuter une heure et demi avec ma voisine allemande qui comprend rapidement qu’en Allemand ça va pas le faire tellement je suis lent à construire mes phrases, elle m’explique donc les réformes agraires post réunification en Allemagne de l’Est mais en anglais entre Berlin et Dresde …. Une multitude d’images resteront dans ma tête pendant ce périple : des champs de colza et de maïs à perte de vue, des forêts monolithiques de résineux et des gares toutes constituées de 2 grandes arches métalliques façon hangars à bestiaux, certainement un héritage soviétique …. D’ailleurs, au passage de la frontière le relief change, les constructions aussi : on trouve des immeubles blancs façon cage à lapins alignés en rang d’oignons à flanc de coteau dans ce qui ressemble à de petits villages agricoles. L’arrivée à Prague se déroule à la gare de Praha Holesovice, un peu au Nord de la ville dans un quartier un peu à l’abandon entre béton des années 70 et mauvaises herbes qui poussent sur le quai, franchement flippant … là encore 4 voies et 2 arches métalliques. Tout est en travaux alentour, l’accueil des praguois ne me laissera pas un souvenir « brillant », j’ai un peu l’impression que la cour des miracles m’assaillit !

Tutu qui devait me chercher n’est pas là, il fait une chaleur lourde et au bout de 25 heures de voyage, je n’ai qu’une envie : prendre une douche !!!!! Une fois mes 2 amis retrouvés, on m’annonce que notre hébergement est un peu perturbé (je ne m’étendrais pas là-dessus...), je décide donc de me mettre en quête rapidement d’un hôtel à l’occidentale avant de démarrer la visite de l’hyper centre, on mange en terrasse le soir même mais je suis occis, juste l’envie de retrouver mon lit est présente …. Le lendemain, je me mets en tête de trouver le site de la course, c’est quand même pour ça que je suis venu …. Aucune info, je regarde sur le net à l’hôtel et comprends qu’il faut que je descende 8 km au Sud de la ville …. Mon seul moyen de transport c’est mon vélo ! Je descends vers le sud en pratiquant un chemin de halage le long de la Vlatva, ça tient plus du cyclo cross qu’autre chose mais l’autre alternative est de traverser une autoroute …. Sur le site qui est en montage, se prépare un aquathlon, je m’enquiers du site de retrait des dossards, un dialogue de sourds s’installe, je ne parle pas le tchèque et eux extrêmement mal l’anglais, je comprends qu’il faut passer par un village nommé Mala Chuchle et aller à l’hippodrome de Vlaka Chuchle …. Par chance je rencontre des concurrents britanniques qui m’indiquent de suivre un panneau écrit sur une feuille en A3, l’orga est folklorique mais au point où j’en suis ….. Je retire mon dossard (enfin pas de dossard sur cette course mais ce qui servira à mon identification !) et finis par rentrer (je passerais sur la tentative de bakchich ...). Retour à Prague en traversant les villages vus à l’aller, on sent qu’il a du s’agir de villages industriels étant donné les manufactures abandonnées mais là c’est vraiment assez lépreux avec des jardinets peu entretenus, des maisons dont le crépi est bouffé par le salpêtre : je prends peu à peu conscience de ma condition de nanti occidental ici  ….

A Prague, je tente une grande balade tout seul pour poster quelques cartes et visiter « la vitrine » du pays franchement où tout est fait pour rendre plus qu’attractif le patrimoine de l’Empire austro hongrois puis soviétique ! Je slalome entre les touristes et les trams après un n ième restau en terrasse. Nous sommes le 7 aout, le lendemain la course doit démarrer à 8h30, dans les faits elle démarrera 1 heure plus tard !!!!  Le retour de nuit seul le long de la Vlatva sera un peu stressant, une fois la rivière traversée, je retourne dans le quartier de Andel où je loge au milieu d’immeubles des années 20 je pense qui malheureusement ne sont pas mis en valeur  ….

La course en elle-même :
- 4000 m de natation dans la Vlatva, 2 boucles aller retour, ce qui signifie qu’il va falloir nager à contre courant (estimé à 2 km/h) pendant la moitié du parcours, n’étant pas coutumier de la natation en rivière, je comprends assez tardivement qu’il faut longer les rives pour moins lutter contre le courant  et même parfois bénéficier d’un courant de retour, je sors en 1 h 16 après m’être fait reprendre au bout d’environ 3400 m par Tutu, malgré un début de fringale, je reste dans sa vague et je prends même l’initiative de sortir juste devant lui !!!
- 120 km de vélo en 6 boucles sur une autoroute : 6 km de plat roulant, 4 km d’ascension, 4 km de descente, 6 km de plat, passionnant moi qui m’était préparé pour rouler sur du plat, ça va être dur …. Il y a des travaux sur la route et tout seul comme un grand absorbé par mes pensées je décolle au 97e km sur un monticule en béton pour atterrir sur une flaque de gasoil, la chute est inévitable : la casque porte d’abord sur le coté droit puis l’épaule et la fesse droite …. Je constate les dégâts, juste de la carrosserie mais pas de fracture sur la clavicule. Tant que c’est chaud je poursuis … 4h14 faits sans grande conviction !!!
- 30 km à pied pour finir en 3 boucles le long de la Vlatva entre chemins coincés entre 2 égouts, rues désertées à cette époque de l’année et un hippodrome qui me rappelle le tri vert de chateaubriand que j’ai du faire en 2006 …. (sauf que là ça ne se prétendait pas championnat d’Europe et que ça coutait beaucoup moins cher ..)

- Pas de plaisir, je marche même pendant le dernier tour, juste pressé que ça se termine, au bout de 3h25 enfin je passe une ligne qui ne ressemble en rien à celle de Nice, pas de chrono, les « officiels » se rendent juste compte à ce moment de ma chute avec inquiétude et me badigeonnent l’épaule et le coude droit de mercurochrome vert ….

Voilà c’est fini, 8h56 de galère avec ce fameux maillot « FRA », un petit tour et puis s’en va, plus jamais je ne remettrai les pieds sur une course ITU !

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Un peu cassés de partout nous allons dîner « local » dans une gargote un peu éloignée du centre puis dodo et rangement du matériel, pour finir je récupère en arpentant le château de Prague le lendemain avant de reprendre un nouveau train dans la gare centrale. Là encore, choc architectural, à l’extérieur, on a l’impression que la façade a subi les affres de la guerre de 1870, puis ensuite à l’intérieur on trouve le côté néo baroque des années folles du début du siècle précédent avant de plonger dans les sous sols qui rappellent ceux de Montparnasse avec les mêmes enseignes françaises ….

Je profite surtout du voyage retour pour admirer cette belle ville de Berlin qui allie modernisme, monuments historiques conservés en l’état (à cause de la guerre froide ???) et vastes espaces verts à la tombée de la nuit, ce sera sûrement un de mes prochains voyages, d’ailleurs j’ai eu l’occasion d’en discuter avec un couple (encore de Bordelais)  de Français qui allaient vers Amsterdam et je suis tombé amoureux de cette ville (les pierres c’est moins dangereux, c’est toujours très froid …). Les reportages pendant les championnats du monde d’athlé la semaine qui a suivi ont renforcé cette idée, de même que le bouquin que je lis en ce moment ("Berlin-Ouest, histoire d’une île allemande 1945-1989" par Jacqueline Hénard), vraiment entre l’accueil des allemands et la richesse culturelle qui émane de ce coin d’Allemagne, j’ai des choses à faire ici.

Dernière étape, à Cologne je récupère un Thalys pour la gare du Nord, taxi non pas pour Tobrouk mais pour Montparnasse où je fais une halte un peu longue de 2 heures en partie au Quick (j’en ai bouffé des cochonneries en 1 semaine !) avant de rentrer, soulagé au pays et de retrouver mon petit appartement douillet à Rennes puis la mer du Finistère le lendemain.

Vous aurez compris qu’aussi instructif qu’il fut, ce voyage a parfois ressemblé à une vraie galère et que la course a été accessoire étant donné l’état de fatigue dans lequel j’y suis arrivé. Aucun enseignement n’en sera tiré pour l’IM de Barcelone que je ferai en mode survie ….

Prochainement Barcelone !

pour les curieux, l'album du voyage :

 

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12 octobre 2009

Musique d'ici .....

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07 octobre 2009

Finisher mais dans la douleur :-)

Franchir la ligne d’arrivée d’un Ironman est toujours une expérience unique … Cela m’est arrivé par 3 fois et à chaque fois avec des sentiments différents.

 

La première fois, c’était un défi fou et je me demande encore comment j’y suis parvenu mais je me rappelle des 200 derniers mètres comme si cela venait de se passer ; mon père m’accompagnant en trottinant alors que mes tendons ne pouvaient même plus assurer ce qui aurait ressemblé à de la marche, c’était un moyen pour lui et moi de se redécouvrir, d’enfin passer du temps ensemble et de partager des émotions communes après des années où nous avions en fait vécu l’un à côté de l’autre par manque de temps et aussi par la faute d’une certaine pudeur. Depuis, on a refait de la voile ensemble et même navigué sur des formules 1 des mers, la larme à l’œil et la gorge nouée ….

 

La seconde fois, c’était en juin : il y a un mélange assez contradictoire dans cette expérience de satisfaction du devoir accompli, d’insatisfaction de la compréhension du monde qui m’entoure et d’une excitation folle et forte qui faisait que mon corps et mon esprit en demandaient encore. Le travail accompli, je ne vais pas revenir dessus mais c’était juste une forme d’abnégation qui te force chaque jour qui passe à te sortir les tripes du corps pour te faire mal longtemps. L’incompréhension du monde, là non plus je ne vais pas épiloguer, c’est presque de l’histoire ancienne, mieux vaut ne pas chercher certaines réponses qui n’existent pas, parfois les subtilités du monde nous échappent … ou pas, on ne se quittera pas même de loin ça c’est sûr ;-) .L’excitation du moment, c’est ce qu’il y a de plus facile à décrire, une sorte de transe, un frémissement de ton corps accompagné d’un spasme de ton cœur. Je me suis senti invulnérable l’espace de quelques secondes, rien ne pouvait agresser mon corps ni perturber mon esprit, un sentiment de supériorité face au commun des mortels m’habitait … On pourrait penser à de l’arrogance mais en fait il s’agissait juste d’une extase due à l’accumulation d’endorphines depuis de longs mois et de joies et de peines réprimées depuis tout aussi longtemps. Ce plaisir plus qu’égoïste reste le plus beau de cette petite galerie de 3 portraits, je n’avais qu’une envie alors, recommencer, recommencer et encore recommencer pour revivre cela et donc accumuler les médailles de finisher !

 

La troisième fois c’était hier, l’aboutissement d’une histoire d’amitié à 2, 3 ou 4. Après être passé par toutes les couleurs de l’arc en ciel pendant 13 heures : de la petite déception natatoire, aux rêves les plus fous à vélo et enfin à l’observation en spectateur de mon incapacité à mettre un pied devant l’autre, la délivrance est arrivée vers 22h. Mon tutu parti 1h15 avant moi et qui avait fini depuis 4 heures m’attendait le long des barrières pour assister à ça !!!! La ligne passée, on pouvait se regarder dans les yeux et se dire : «  putain, on l’a fait et ensemble …..» Même si c’est impudique et peut être mal venu, on a tous les 2 eu une pensée et un petit mot pour quelqu’un qui avait prévu de « le » faire ; ce sera peut être pour une prochaine fois pour boucler la boucle à 3 ! Au niveau des sensations, j’étais un peu en mode « Embrun », et j’ai rarement été aussi entamé physiquement au point d’avoir une énorme nausée mais l’amitié qui nous lie a fait s’évanouir ces sensations !

 

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Après avoir lu ça, on peut avoir l’impression qu’on frise l’autoflagellation mais seuls ceux qui savent peuvent comprendre pourquoi on en redemande. Cependant, la saison a été longue avec 2 IM, 1 LD et un Half, l’an prochain je pense remettre ça mais en plus « light » avec un IM et 1,2 voire 3 half souvent à l’étranger pour explorer, comparer, disséquer et comprendre ce monde qui m’entoure et dépasser ce qui peut ressembler à la simple recherche des limites du corps …. Si Dora l’exploratrice avait un disciple ou même un grand ou petit frère, ce serait moi ;-) non ?

 

CR de Barcelone et Prague bientôt !

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30 septembre 2009

Fin du Suppi's tour dans 4 jours en mode GI JOE


Comme ces 2 là!

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22 septembre 2009

Opus 11 et 12 !!!!

Les journées rétrécissent, les nuits s'allongent, et la forme s'aplatit (au contraire de mes formes qui reviennent :- ) ).
La semaine a été riche en nouveautés, mais pas trop en entraînements, (retour au travail, les vacances sont finies !),  peu importe pour compenser on choisit la méthode McCartney, à savoir: je cours pour m'entrainer !!!!!!!! et on tente de sauver les meubles !

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La première nouveauté était ma présence sur un aquathlon, samedi à Saint Malo, épreuve qui à priori correspond mieux à mes humbles qualités athlétiques, enfin quand j'avais du peps et des appuis dans l'eau il y a 4 mois, choses qui se sont étiolées au cours de l'été héhé :p. J'ai déjà franchi le pas du duathlon au printemps, alors tentons de nouvelles expériences en tout genre ! Je m'aligne sur la version sprint (1000/5000) surtout pour faire une série à pied au seuil en espérant que mon mollet gauche me laisse tranquille.

52 concurrents au départ (relais et individuels) et je termine en 17e position au scratch (15e individuel, flatteur certes mais sur une course pas forcément relevée malgré la victoire du kangourou) en 43'25 (natation 21'42/ cap 21'43). 

Le format de course est plutôt équilibré (même si je pense qu'il y avait plutôt au minimum 1200 m) mais le rythme est plus violent que sur un triathlon et d'ailleurs le mollet n'a pas bien tenu .... Finalement le triathlon c'est easy par rapport à ses déclinaisons comme celle-ci qui ressemble plus à un sport de plage quand on ne l'a pas pratiqué ! Malheureusement il faisait un peu moche, ce qui m'a un peu empêché de profiter de la beauté du site du bois d'alet et de la vue sur la Rance ..... et surtout ce qui nous a contraint à nous replier chez J F pour manger des pizzas au lieu du pique nique envisagé sur la plage !

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Le lendemain j'embraye sur les championnats de Bretagne catégorie sprint (la classe non ??)  à Carnac sur un parcours que j'ai pratiqué 5 fois les 6 dernières années. J'arrive à la bourre, un peu cuit et pas très motivé, sans échauffement: ça permet surtout de croiser tous ces anonymes que je croise depuis 4 ans régulièrement et pour qui j'ai le plus souvent de l'estime. La natation passe plus que très correctement comme depuis mai (je dois sortir dans les 55 60 ), en vélo c'est plus dur mais sur ce genre de distance j'arrive à ne pas prendre "d'éclat" (il viendra plus tard s:) mais à pied je sens l'excès de poids et le manque de fraicheur physique et nerveuse du à l'accumulation des sollicitations du corps mais aussi des émotions positives ou non auxquelles on soumet son esprit. De plus et bon j'ai bien du déjà drafter sans être jamais pénalisé dans les 62 départs que j'ai pris et je prends un carton noir (le premier de ma carrière triathlétique !) synonyme de boucle de pénalité qui rallonge cette course amusante mais finalement peut être en trop ! :-)

 

comparatif Carnac

2004 1h26 43 99/101

2005 1h20 15 130/145

2006 1h23 23 153/168

2008 1h13 10  89/145 (18'01 34'43 20'33)

2009 1h10 08  92/183 (15'11 33'39 21'19)

A la vue brute des chiffres je devrais être satisfait mais les sensations ne sont plus celles de mai, je fatigue et je suis dans l'impossibilité d'accélérer surtout à pied. J'en veux toujours plus, et ouais je suis un éternel insatisfait !

Au retour mauvaise surprise avec la rencontre d'un flash des hommes à képis .... well well well on verra et la vie continue :-)

Le mollet était un peu dur mais ça va passer je l'espère, il me restera l'opus 13 dans moins de 15 jours avec l'espoir que ce chiffre soit un porte bonheur au cours des 12 h d'émotions que j'espère vivre :p. Les émotions c'est pas ce qui m'a manqué cette semaine qui vient de s'écouler et elles étaient positives alors j'ai envie d'être optimiste et d'ailleurs j'aurais une nouvelle princesse en juillet (pour les lecteurs attentifs qui ont lu des articles du printemps): l'IM d'Autriche à Klagenfurt qui sera mon prochain gros objectif !!!!!

Repos relatif cette semaine avec de la natation et du vélo en mode "souple" avant un autre week end de folie et de partage comme celui-ci entre Paris, Montrouge, La Baule et Nantes.

"On a le temps mais on n'a pas le temps d'en perdre !!!"

Merci à mes potes rennais pour le samedi malouin et à tous ceux qui m'ont suivi même entre les lignes de ma prose ainsi qu'à Simon Thomas pour les photos.

Comme on dit à Saint Naz': Ciao Bye ! et Rdv après ce 2e IM de l'année même si objectivement et avec du recul ce n'est pas très raisonnable but "I'll never give up"



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14 septembre 2009

Callela ... mais pourquoi ???

4 octobre 2009, ça aurait du être le point d'orgue de ma saison, ça le sera peut être mais pas comme je le souhaitais, seul un chronomètre froid, distant et sans affect jugera ma personne !

Depuis Prague où j'ai chuté mais fini, j'ai couru un "courte distance" sans entrainement et un peu catastrophique tant au niveau de la performance pure que des sensations, depuis j'ai regardé les autres faire du sport en bricolant dans mon coin depuis le 4:
- 4 séances de vélo depuis le 6 (66, 125, 116 et 92 km)
- 3 séances de natation (1500, 1000 et 4000 m)
- 4 séances à pied (1h40, 50', 1h30 et 1h10)

Passera, passera pas je l'ignore, j'évite les plans sur la comète ..... le verdict sera peut être cruel !

Je voulais juste revenir à la genèse du projet, certains proches ou moins proches jugeront peut être et même sûrement, peu importe .... Que ce soit positif ou négatif, vous êtes libres alors profitez !

"1er janvier 2009 : Il est curieux et plus qu’incongru  à 4 heures du matin de commencer l’année seul une éponge à la main en train de lessiver le sol de son appartement… pourquoi curieux ??? 1 heure auparavant j’étais entrain de tirer sur une clope dans une fin de soirée calamiteuse pour moi, où finalement malgré les apparences j’avais été spectateur de scènes que j’aurais préféré ne pas surprendre. L’alcool aidant, j’ai réussi à « profiter » un peu de la soirée sensée être celle qui permet de repartir sur de bonnes bases, de s’amuser puisque c’est décidé ainsi dans les us et coutumes de nos sociétés occidentales…. Mais en surface, une seule personne ce jour-là percevra ma détresse. Je lessive, je récure pour m’occuper et tenter de trouver un sommeil qui jamais ne viendra, pour passer le temps je termine la lecture de la biographie de Kersauzon « Ocean’s song » avant de revenir dans le monde civilisé vers 11h30 grâce à une présence aussi sympathique que perturbante pour moi qui sens naître un sentiment que je n’avais voulu voir venir ou que j’avais refoulé inconsciemment depuis longtemps. Je sens déjà que 2009 ne sera pas mon année, que tout ce que je vais entreprendre risque d’être voué à l’échec. La lecture de l’Amiral me fait prendre conscience qu’on complique tout ce qui pourrait être simple, lui ne s’embarrasse pas de préoccupations matérielles, un jean, une chemise et une carte bleue pour tout bagage, il vit sa vie seul peut être, en égoïste mais il ne la rêve pas ; sous ses airs d’alcoolo un peu ours, en fait il y a un solitaire certes mais qui est parfois entouré et qui surtout une personne plus sensible que ce que les apparences laissent présager. La solitude, ça ne sera pas seulement le lieu-dit dont un ami m’enverra la photo c’est un état parfois choisi, parfois subi dans lequel on ne peut compter que sur soi !

 

 

 

Cette solitude, je l’ai perçue réellement 2 jours plus tard sur le quai de la gare de Nantes lorsque j’y ai déposé ma « sauveteuse » de nouvel an, temporairement elle m’avait redonné des envies, des projets, des rêves, presque un avenir ; avec du recul c’était pour moi un mirage, depuis nos trajectoires se sont éloignées et j’ai contribué à casser ce qui nous liait … Au retour, j’ai regardé les souvenirs de ces moments heureux pour moi gravés pour quelques années sur un disque dur puis j’ai continué mon train-train sans saveur … Ma seule réussite sera de lui avoir rendu le sourire qu’elle avait perdu même si je n’en suis pas directement responsable, elle a trouvé mieux, en partie grâce ou à cause de moi ! Un mois durant, on a échangé de manière pluri quotidienne des contacts qui auraient pu laisser augurer un autre mode de complicité, là encore avec recul c’était illusoire et dénué de raison, l’avenir m’a donné raison :

 

« Il faut mener les batailles qu’on peut gagner. Les autres sont inutiles »

 

Michel Desjoyeaux, Coureurs des océans p 99

 

 

 

Ce mélange de clairvoyance et de rêveries, j’ai du mal à me l’expliquer mais il m’a remis dans ma condition de solitaire comme ces marins que je vois partir tous les 4 ans pour rêver au milieu de l’Atlantique ou autour du monde, j’ai été bercé là dedans depuis mon enfance et ça me poursuivra longtemps. Pas de poésie pour eux, juste du pragmatisme, du sang froid, du calcul raisonné, le but est d’aller du point A au point B le plus vite et en sécurité, pas forcément le plus élégamment….  Derrière, les médias et les écrits de Moitessier enjolivent tout ! Un grain en mer c’est le froid perçant qui paralyse, une houle croisée qui fait « taper le bateau » ça fait mal au dos et une épopée autour du monde ça peut être joliment décrit mais comme l’a raconté Thiercelin au retour d’Around Alone en 1999, « c’est froid, sec et vide de sentiments ! », les alizés, les poissons volants et les glaces du grand sud ça n’existe que dans l’image de l’aventure que se font les terriens !

 

 

 Raconter que je suis un solitaire, ça peut faire sourire, en particulier ceux qui ne connaissent que la face cachée de l’iceberg : certains m’ont même surnommé le « jet setter », en référence au nombre incalculable de soirées auxquelles j’ai dû participer entre octobre 2008 et mai 2009, la vérité est toute autre, j’ai trompé l’ennui, je me suis même déçu d’accumuler autant d’excès dans une vie artificielle qui ne ressemble en rien à la ligne directrice et morale que j’aimerais suivre dans ma vie (lisez le bouquin de Musso, « je reviendrai te chercher » et vous comprendrez ce que je veux dire). Ça va en décevoir certains mais il y a des fêtes où je me suis forcé, où je me suis ennuyé, où j’ai joué le rôle qu’on m’a donné dans le « groupe social  »  auquel j’appartiens alors que mon esprit était loin et même très loin d’être enjoué ; du pain et des jeux comme aurait dit la maxime romaine ! The show must go one comme disent les ricains !

 

 

 

Sportivement, solitaire aussi j’ai été, préférant me préparer seul dans mon coin (peut être mal comme certains le pensent et me le disent), j’ai refusé les contraintes horaires du groupe, les critiques d’un ami et je me suis brouillé avec un entraîneur, durant 6 mois, je me suis puni quasi quotidiennement à raison de 2 à 3 heures par jour en moyenne, il n’y avait pas forcément de plaisir à faire ça mais ça m’occupait et je n’avais en rien à justifier de ce que je faisais, par chance mon abnégation a porté ces fruits au-delà même de ce que d’aucuns pensaient concernant mon talent sportif …. Certes je n’aurai jamais les perfs d’une sauterelle anorexique de grand prix …. D’ailleurs pourquoi je me suis préparé ??? pour m’occuper, pour trouver un exutoire, pour ne pas avoir à penser, pour oublier, pour tenter de prouver que je peux avoir une valeur …

 

 

 

Il y a une personne qui a rompu cela et sincèrement j’ai passé de très bons moments avec lui malgré notre différence d’âge mais l’histoire s’arrête là puisque les kilomètres nous séparent depuis septembre : «  Loin des yeux loin du cœur », il m’a rappelé une autre personne qui était aussi diamétralement opposé à ma personnalité que lui : celui qui m’a initié et m’a donné le virus du triple effort et avec qui je ne pourrai jamais oublier bientôt 10 années d’une amitié sans contrepartie, basée sur un respect mutuel et une communication presque télépathique qui malgré le temps, nos modes de vie différents et la distance ne s’estompent pas …. " "

...

 

J'aurais pu écrire "Callela... grâce à toi" ou "Callela... à cause de toi", je penserai en me mentant à moi-même " Barcelona pour moi " et je tenterai de profiter comme elle me le conseille si souvent ....

 

3 semaines à attendre encore avant la délivrance, même si vivre des moments de partage comme ceux de ce week end, aussi fugaces et superficiels soient-ils en on ou en off me manqueront forcément à l'avenir !

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Bonne semaine !

 

 

 

Posté par laboite2chocolat à 11:34 - coup de coeur (l) - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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