Laboite2chocolats

la vie c'est toujours comme une boite de chocolats, on ne sait jamais sur quoi on va tomber !!

24 octobre 2009

Chateau en Espagne ... ou pas

Dernier volet de mon carnet de voyage « triathlétique », fin de mon voyage intérieur et suite de ces voyages « découverte ».

 

Bizarrement comme pour Nice où j’avais pu me libérer une semaine quasiment avant la course, là encore je suis libre dès le jeudi soir pour descendre plus au Sud, pas si loin en fait puisque je m’arrête à Poitiers…. Sur le chemin, curieusement j’ai l’impression de repasser par des lieux qui ont marqué pour moi 2009 : Rennes, là c’est normal j’y habite !!!! Parthenay puis Saint Cyr, toutes ces bourgades qui ont accueilli des étapes du championnat de France des clubs de D2 où j’ai accompagné l’équipe de Cesson … Voyage intérieur, ré imprégnation du bon et du moins bon, souvenirs, rêveries chimériques, désillusions collectives ou individuelles …. Un zeste de mélancolie m’envahit un peu, juste un peu ; texto à Pierre parti à la « Cup » qui me conseille de passer à Saint Jean de Monts pour boucler la boucle au retour, mais non je sais déjà que je n’irai pas, j’étais ailleurs pour cette étape, ma place n’était pas là fin juin et je n’ai jamais eu une passion particulière pour cette région …. depuis que mon grand père a choisi d’y pousser son dernier souffle, bref j’aime pas… J’y retournerais sans doute dans 3, 7, 11 ou même 15 ans un jour de novembre sur le ponton et peut être mieux même à la barre d’une planche à voile géante pour tourner autour du monde … rêve irréaliste peut on penser mais non vraiment j’y crois !

 

Pas trop fatigué le lendemain, je repars tôt via Limoges, Brive, Toulouse, Perpignan, le tout sans carte routière, je fais confiance à mon instinct pour me guider, il ne m’a pas toujours servi récemment, mais la roue ne peut que tourner. A la frontière espagnole, aucune émotion particulière, il n’y a plus de frontière, tout est lisse et uniformisé, les panneaux de signalisation changent légèrement, à peine ! Je sors de l’autoroute, j’emprunte une nationale où je croise des chaises vides à chaque virage, je comprends le côté sordide de la chose lorsque j’aperçois une de ces chaises occupée …. Je ne donnerais pas de détails graveleux, je préfère rester dans le non-dit !

 

J’arrive à Calella (à prononcer Caléya) vers 16 heures, c’est un village balnéaire situé à 50 km au Nord de Barcelone avec une architecture très années 80, je m’attendais à trouver plus de signes de la crise économique qui règne en Espagne mais non ça passe. La station est construite comme tous les villages du coin, en long, les rues tracées au cordeau comme on pourrait en trouver à Brest, Lorient ou Saint Nazaire, des tours pas très hautes mais des tours qui rappellent La Baule, Saint Jean de Monts ou la Grande Motte. Tout l’espace est optimisé, pour ne jamais être très loin de la mer. Apparemment c’est une ancienne région de maraîchage mais je rencontre peu de locaux, tout semble malgré la saison avancée (octobre) dédié au tourisme. On est loin de la Costa Brava (littéralement côte sauvage) que j’étais sûr de ne pas trouver avant d’arriver. Il y a juste un regret : celui d’avoir planté la ligne de chemin de fer entre la plage et le village, ça gâche un peu le paysage !!! Barcelone n’est pas loin mais n’est pas proche non plus, c’est certainement pour le prestige de la capitale catalane, siège des Jeux Olympiques de 92 que cet IM (après l’half du printemps) qui fait partie du circuit « Challenge » a été rebadgé « Challenge Barcelona Maresme ». Il fait bon dans cet été indien qui s’étend sur l’Ouest de l’Europe et même encore plus au Sud mais c’est supportable, 27degrés environ ; le seul hic c’est l’appart pas forcément bien isolé qui devient un four le soir si on n’aère pas ! Comme château en Espagne, j'avais rêvé autre chose ! A peine arrivé, je retire mon dossard avant de plonger dans la Grande Bleue. Pour déconner j’ai amené ma biscotte mais on est plus dans le registre de Brice de Nice, la mer est désespérément plate. Ce sera mon dernier contact avec l’eau avant la course et de toute manière vues les séances limitées que j’ai fait en bricolant depuis un mois, nager ne changerait pas grand-chose ! On monte les vélos avec Sylvain qui m’accompagne comme à Prague, il a pris livraison d’un vélo de contre la montre à Nantes sur la route donc toutes les cotes sont à revoir, pour ma part le réglage du cintre clm sera très empirique et surtout pas plongeant comme à Prague. Dernière sortie sur la plage ce vendredi soir pour manger des gauffres et découvrir le folklore catalan…. Blague en fait … il y a une tente qui abrite une fanfare bavaroise, c’est l’ « Oktober Fest » locale pour les retraités allemands et autrichiens qui ont élu domicile ici !!!!

 

Sur la plage, on aperçoit des cannes tous les 5-6 m, le surfcasting de nuit, une discipline locale !!!!!! Dans la fin d’après midi j’ai eu l’occasion de me prendre les pieds dans une ligne en nageant au grand dam d’un pêcheur ! Dans le fond, on aperçoit des dorades zébrées (une première pour moi) et des bars (enfin en Méditerranée on dit « loups »), l’eau est limpide, à peine quelques « ripple marks » décorent le sable !

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dorade 800 grammes prise à la ligne le 3 août :-)

 

Samedi matin, plein de bonnes intentions, j’envisage de rouler avec Sylvain après le petit déjeuner mais pendant qu’il finit le réglage de son vélo, je me rendors jusqu’à 13 heures … finalement je devais être un peu fatigué ! On rate le briefing … Je fais un tour vite fait dans le pâté de maison pour voir si la position aéro est correcte, on met le vélo dans le parc vers 17h à la fin du « check in » et finalement nous reconnaissons en voiture au soleil couchant le parcours …

 

Dimanche matin, lever à 5h30 pendant que d’autres doivent finir leur soirée à Gruissan … coup d’œil à quelques textos et on part vers la plage. Il y a 12 vagues de départ, je pars dans la 11e, sylvain dans la 5e ; je n’ai pas aimé …. J’ai attendu 1h30 assis sur la plage, j’ignore pourquoi mais j’ai ressenti des picotements au bout des doigts, et des contractions au ventre, et pourtant je savais où j’allais !!!!

 

8h50, bam ! coup de pistolet, 200 m pour gagner le large puis un bout droit de 1450 m vers le Sud, virage main gauche encore 100 m vers le large et enfin 1750 m pour regagner le départ où 300 m nous attendent ! Dès les 1400 m je récupère les premiers bonnets oranges de la vague précédente et pourtant je ne me sens pas dans un grand jour ! Je remonte les ¾ de cette vague sur les 1750 m suivants et même quelques bonnets bleus de la vague 9, sur les 2000 derniers mètres je commence à trouver un bon rythme en aisance respiratoire et sans lourdeur dans les bras. Bilan : un temps de 1h10 et une sortie vers la 600e place, j’aurais pu faire mieux, j’aurais pu faire pire !!!! 

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Le pire je le fais à la T1 en me trompant de sac de transition: je découvre qu'il est déjà garni d'une combinaison de natation !!!! mais en fait c'est normal, j'ai pris le sac 1467 au lieu du 1567 ...... poum poum poum !

 

Le vélo se compose de 3 boucles : 2 grandes et une petite et de 2 segments de 3 km dans les rues de Calella. Le parcours dans Calella est assez difficile avec des passages fréquents sur des ralentisseurs et une chaussée pas toujours en super état …. Le parcours le long de la côte n’est pas si plat qu’annoncé, 2 grandes bosses et 2 grosses descentes à passer en force quand on a les watts !!! Au 69e km, je passe en 2h07 (moyenne 32,65 km/h), bien posé en position aéro, je n’éprouve même pas le besoin de relancer en danseuse, j’ai le sentiment de réaliser « un truc », enfin à mon niveau à moi …. A l’approche du 2e demi tour de la 2e grande boucle à El Masnou, j’avance avec le compteur bloqué à 36-37 km/h, la vitesse moyenne est montée à 33,5, je calcule rapidement que je suis sur les bases de 5h20….. Un truc de fou ! Au 105e km, je trouve que le vent se lève, que j’ai plus besoin de piocher pour avancer et objectivement la vitesse chute … Finalement je réalise que je suis parti trop vite, grisé par ce sentiment de facilité que je ressentais, je double moins de concurrents, pire je me fais même reprendre par ceux que j’avais repris précédemment ! Par contre, dans l’esprit je n’ai vu personne drafter à part « Fernando » qui a pris 5’ de prison pour être resté dans ma roue trop longtemps, en même temps il le méritait, je ne comprenais pas comment il s’accrochait alors que sur le plat il sautait en permanence !!! Sur les 66 km de la 2e boucle achevée en 2h10, j’ai une vitesse de 30,5 km/h, le changement d’allure est significatif de mon futur état de fraîcheur … Pour la dernière boucle qui ne fait que 42 km, il le sera encore plus, puisque bouclé en 1h30, j’ai avancé à 28 km/h ! Sur la fin de ma 2e boucle Tutu me reprend et me fait même le coup du duathlon de Châteauroux : une main aux fesses, sur IM il faut oser … Cependant, par fierté je me suis accroché pour passer sous la barre fatidique des 6 heures, j’avais lu ça sur un forum bien connu … moins de 6 h sur un IM c’est une barre psychologique ! Je boucle ce parcours vélo de 180 km en 5h55, vraiment très entamé ! J’avais les watts mais le manque cruel de sorties très longues s’est fait cruellement sentir, sur un half ça passait !!!!!!

 

La T2 s’effectue au ralenti, je démarre à pied en sentant que ça va être dur, je n’ai mal nulle part mais pas de force …. Jamais je n’ai marché, essayant toujours d’avoir le bassin placé et ce qui ressemblait à une foulée, mais n’ayant pas couru depuis 15 jours à cause d’une douleur (vraie ou fausse) entre le tendon et la malléole interne du pied gauche, il ne fallait pas s’attendre à un miracle entre Calella et Pineda de Mar. Dès le 2e kimomètre, je sens que ça va être dur, plus que 40 …. Au premier demi tour, il faut descendre puis remonter une petite côte de 150 m, frais ça passerait là ça devient un cauchemar ! 4 fois il faudra la franchir cette côte ! C’est plus dur qu’à Nice mais aussi plus chaleureux avec une ambiance de course de village, je me souviendrai longtemps de ces Espagnols nous encourageant du premier au dernier au cri des « Venga, venga, Animo .. » : ça redonnait de l’envie quand les jambes n’en pouvaient plus. A la fin du 3e tour, il y a des lampions au milieu de la route dans la partie qui traverse les maraîchages, après Embrun je n’étais promis de ne plus jamais être « night finisher » mais le départ tardif et l’automne en auront décidé autrement …. Sylvain m’accompagne sur l’avant dernier kilomètre façon Don Quichotte et moi Sancho Panza, lui qui a bouclé son premier IM en juste 10 heures m’encourage pour tenter à nouveau de passer sous les 13 heures. Il fait partie avec d'autres de cette aventure décidée en janvier, je l’ai suivi sur les cross jusqu’aux inter, on s’est baladé à Gourin, Châteauroux, Prague ensemble, on boucle un nouveau chapitre !!!!! Au kilomètre 40, j’essaie d’accélérer pour finir dans un temps correct, j’ai trouvé le 42e kilomètre long et pour cause il en mesurait 1,7 …. Au final au bout de 5h39 de randonnée, je franchis la ligne d’arrivée de mon 3e IM en 13heures 8 minutes, un peu déçu très honnêtement par ce qui devait être mon objectif de l’année. A peine le ligne franchie, pris d’une nausée, je m’assieds sur une chaise sans donner l’air d’être trop mal…. Je n’ai aucune envie de finir sous la tente pendant une heure avec une perfusion de glucose, plus vite j’aurai quitté ce lieu plus vite je pourrai prendre une douche et dormir dans un bon lit ! Je me restaure et on rentre voilà c'est fini, pas de perf, pas de temps qui approche les 12 heures, je n'étais pas au point !

 

Après un court passage à Barcelone, j’entame un pèlerinage de 3 jours dans les Pyrénées et les Landes, toujours à la recherche du temps perdu …. Passer son temps à se battre contre un chrono déforme je pense !!!

 

Encore finisher comme me l’ont dit Quasy, Flo et d’autres, mais pas avec la manière !!!! La faute à la démotivation sûrement, à une prise de poids conséquente comme me l’a souligné d@d au téléphone en comparant ma ligne niçoise et mes bourrelets barcelonais (4 kg quand même), on devient vite un obèse dans ce sport !!!!! Cela restera un IM en plus, pas forcément un IM en trop même si 6 semaines avant j’ai hésité à y aller … Il fallait aller au bout du challenge pour moi, pour l’image de moi-même, mais aussi pour réaliser la chance que j’avais de pouvoir prendre une semaine de vacances à cette époque de l’année quand la vie n’est pas forcément simple pour d’autres …Bêtement peut être ce n'était pas que pour moi même si je n'ai réellement pensé à rien en passant cette ligne, pas comme à Nice et Embrun, il y avait une part de devoir là dedans, un truc indescriptible !

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Rideau sur 2009 : j’ai fait des choses que je n’aurais jamais imaginé réalisables pour moi … Plus que des qualités physiques, ces exercices nécessitent avant tout des ressources morales, j’ignore où je vais les chercher mais j’avoue m’étonner moi-même ! Cependant, 2 IM dans l’année c’est beaucoup trop, on perd les vrais repères de la vraie vie, on s’use nerveusement et on devient vraiment trop égocentrique comme je l’avais dit il y a un peu plus d’un an  … Ce plaisir assez égoïste, je le réitérerai encore une fois au moins, une fois peut être plus si le corps suit, si je ne trouve pas mieux à faire ….

J'ai fait long une fois de plus comme les CR du Viking !!! Je n'imagine même pas la taille du CR du grand Raid ni la quantité de Schokobons qu'il va avaler ! :D

 

Album du voyage barcelonais

 

A venir : bilan chiffré de 2009 comme à chaque fin de saison

Un grand merci à ceux qui auront lu en attendant de nouvelles aventures drôles .... ou pas !

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19 octobre 2009

Praha hahahahahah.........................

2 courses, 2 voyages, une histoire

Prague, support du championnat d’Europe LD devait être un entrainement pour finir en beauté à Calella  début octobre. Le voyage aller s’avérera un enfer ; un ennui mécanique de la SNCF et la première correspondance est ratée !!!!!!!! Malgré toute la bonne volonté de mon chauffeur de taxi, Montparnasse-Gare du Nord en 35 minutes s’avèrera un challenge impossible !!!!!! Direction à pied la gare de l’Est avec un laisser passer pour un train de la Deutsche Bahn où je n’ai pas de place …. J’entame une discussion avec les contrôleurs français et allemands qui ne veulent pas me laisser partir, qui plus est avec mon sac qui cache un vélo …. Départ de Paris à 22 heures au lieu de 19, au milieu de jeunes français, de jeunes européens et de jeunes américains dans une ambiance un peu hippie : ils ont 20 ans et partent à l’aventure en Europe de l’Est pour découvrir, visiter ou parfois juste pour participer à des festivals (parfois même de heavy metal, oucahch ..) dans un confort plus que minimal et une chaleur étouffante (on est au début du mois d’aout !) …. Je me pose rapidement dans un compartiment pour 6 avec un anglais, un américain et une québécoise, seule langue pratiquée : l’anglais …. Ca va je me débrouille mais à 1 heure du matin je ne dors toujours pas …. Les discussions sont interminables … 2 français nous rejoignent, ça commence à sentir tellement le poney que je me retranche dans le compartiment à vélo avec mon gros sac et je pose mon duvet à même le sol, au niveau confort j’ai vu mieux mais déjà je suis dans la bonne direction ….

Au gré des arrêts le compartiment se remplit d’un couple franco chilien constitué 1 heure plus tôt, un allemand s’installe à coté de moi puis 2 français à l’haleine chargée de rosé, de whisky et d’une infâme odeur de tabac qui me pique le nez. Je finis par m’endormir avant d’être réveillé par un contrôleur qui me fait comprendre vers 4 heures du matin qu’il n’est pas possible de rester ici, je me déplace donc dans l’allée qui dessert les compartiments pour à nouveau me coucher à même le sol avec les chaussures comme oreiller, challenge supplémentaire, me réveiller vers 8 heures à Berlin sinon c’est direction Moscou …. Arrivé à Berlin dans la gare flambant neuve construite pour le mondial 2006, je réalise qu’on est le 6 août … mais dans le fond ça ne change pas grand-chose ! Ah si, les textos reçus salent un peu plus ma facture de téléphone  Première halte mac dalle du voyage pour faire passer la nausée qui s’installe, le manque de sommeil, les jambes lourdes …. Ça va être épique cette course !

A 9 heures, un train comme on en trouve plus en France arrive sur le quai, je discute vite fait avec un groupe de Bordelais habillés de pied en cape en « Quechua » avant de tenter de trouver vainement une place pour moi et mon encombrant bagage, je trouve là encore une place dans un wagons avec 8 jeunes lorrains, j’essaie vainement de dormir avant de discuter une heure et demi avec ma voisine allemande qui comprend rapidement qu’en Allemand ça va pas le faire tellement je suis lent à construire mes phrases, elle m’explique donc les réformes agraires post réunification en Allemagne de l’Est mais en anglais entre Berlin et Dresde …. Une multitude d’images resteront dans ma tête pendant ce périple : des champs de colza et de maïs à perte de vue, des forêts monolithiques de résineux et des gares toutes constituées de 2 grandes arches métalliques façon hangars à bestiaux, certainement un héritage soviétique …. D’ailleurs, au passage de la frontière le relief change, les constructions aussi : on trouve des immeubles blancs façon cage à lapins alignés en rang d’oignons à flanc de coteau dans ce qui ressemble à de petits villages agricoles. L’arrivée à Prague se déroule à la gare de Praha Holesovice, un peu au Nord de la ville dans un quartier un peu à l’abandon entre béton des années 70 et mauvaises herbes qui poussent sur le quai, franchement flippant … là encore 4 voies et 2 arches métalliques. Tout est en travaux alentour, l’accueil des praguois ne me laissera pas un souvenir « brillant », j’ai un peu l’impression que la cour des miracles m’assaillit !

Tutu qui devait me chercher n’est pas là, il fait une chaleur lourde et au bout de 25 heures de voyage, je n’ai qu’une envie : prendre une douche !!!!! Une fois mes 2 amis retrouvés, on m’annonce que notre hébergement est un peu perturbé (je ne m’étendrais pas là-dessus...), je décide donc de me mettre en quête rapidement d’un hôtel à l’occidentale avant de démarrer la visite de l’hyper centre, on mange en terrasse le soir même mais je suis occis, juste l’envie de retrouver mon lit est présente …. Le lendemain, je me mets en tête de trouver le site de la course, c’est quand même pour ça que je suis venu …. Aucune info, je regarde sur le net à l’hôtel et comprends qu’il faut que je descende 8 km au Sud de la ville …. Mon seul moyen de transport c’est mon vélo ! Je descends vers le sud en pratiquant un chemin de halage le long de la Vlatva, ça tient plus du cyclo cross qu’autre chose mais l’autre alternative est de traverser une autoroute …. Sur le site qui est en montage, se prépare un aquathlon, je m’enquiers du site de retrait des dossards, un dialogue de sourds s’installe, je ne parle pas le tchèque et eux extrêmement mal l’anglais, je comprends qu’il faut passer par un village nommé Mala Chuchle et aller à l’hippodrome de Vlaka Chuchle …. Par chance je rencontre des concurrents britanniques qui m’indiquent de suivre un panneau écrit sur une feuille en A3, l’orga est folklorique mais au point où j’en suis ….. Je retire mon dossard (enfin pas de dossard sur cette course mais ce qui servira à mon identification !) et finis par rentrer (je passerais sur la tentative de bakchich ...). Retour à Prague en traversant les villages vus à l’aller, on sent qu’il a du s’agir de villages industriels étant donné les manufactures abandonnées mais là c’est vraiment assez lépreux avec des jardinets peu entretenus, des maisons dont le crépi est bouffé par le salpêtre : je prends peu à peu conscience de ma condition de nanti occidental ici  ….

A Prague, je tente une grande balade tout seul pour poster quelques cartes et visiter « la vitrine » du pays franchement où tout est fait pour rendre plus qu’attractif le patrimoine de l’Empire austro hongrois puis soviétique ! Je slalome entre les touristes et les trams après un n ième restau en terrasse. Nous sommes le 7 aout, le lendemain la course doit démarrer à 8h30, dans les faits elle démarrera 1 heure plus tard !!!!  Le retour de nuit seul le long de la Vlatva sera un peu stressant, une fois la rivière traversée, je retourne dans le quartier de Andel où je loge au milieu d’immeubles des années 20 je pense qui malheureusement ne sont pas mis en valeur  ….

La course en elle-même :
- 4000 m de natation dans la Vlatva, 2 boucles aller retour, ce qui signifie qu’il va falloir nager à contre courant (estimé à 2 km/h) pendant la moitié du parcours, n’étant pas coutumier de la natation en rivière, je comprends assez tardivement qu’il faut longer les rives pour moins lutter contre le courant  et même parfois bénéficier d’un courant de retour, je sors en 1 h 16 après m’être fait reprendre au bout d’environ 3400 m par Tutu, malgré un début de fringale, je reste dans sa vague et je prends même l’initiative de sortir juste devant lui !!!
- 120 km de vélo en 6 boucles sur une autoroute : 6 km de plat roulant, 4 km d’ascension, 4 km de descente, 6 km de plat, passionnant moi qui m’était préparé pour rouler sur du plat, ça va être dur …. Il y a des travaux sur la route et tout seul comme un grand absorbé par mes pensées je décolle au 97e km sur un monticule en béton pour atterrir sur une flaque de gasoil, la chute est inévitable : la casque porte d’abord sur le coté droit puis l’épaule et la fesse droite …. Je constate les dégâts, juste de la carrosserie mais pas de fracture sur la clavicule. Tant que c’est chaud je poursuis … 4h14 faits sans grande conviction !!!
- 30 km à pied pour finir en 3 boucles le long de la Vlatva entre chemins coincés entre 2 égouts, rues désertées à cette époque de l’année et un hippodrome qui me rappelle le tri vert de chateaubriand que j’ai du faire en 2006 …. (sauf que là ça ne se prétendait pas championnat d’Europe et que ça coutait beaucoup moins cher ..)

- Pas de plaisir, je marche même pendant le dernier tour, juste pressé que ça se termine, au bout de 3h25 enfin je passe une ligne qui ne ressemble en rien à celle de Nice, pas de chrono, les « officiels » se rendent juste compte à ce moment de ma chute avec inquiétude et me badigeonnent l’épaule et le coude droit de mercurochrome vert ….

Voilà c’est fini, 8h56 de galère avec ce fameux maillot « FRA », un petit tour et puis s’en va, plus jamais je ne remettrai les pieds sur une course ITU !

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Un peu cassés de partout nous allons dîner « local » dans une gargote un peu éloignée du centre puis dodo et rangement du matériel, pour finir je récupère en arpentant le château de Prague le lendemain avant de reprendre un nouveau train dans la gare centrale. Là encore, choc architectural, à l’extérieur, on a l’impression que la façade a subi les affres de la guerre de 1870, puis ensuite à l’intérieur on trouve le côté néo baroque des années folles du début du siècle précédent avant de plonger dans les sous sols qui rappellent ceux de Montparnasse avec les mêmes enseignes françaises ….

Je profite surtout du voyage retour pour admirer cette belle ville de Berlin qui allie modernisme, monuments historiques conservés en l’état (à cause de la guerre froide ???) et vastes espaces verts à la tombée de la nuit, ce sera sûrement un de mes prochains voyages, d’ailleurs j’ai eu l’occasion d’en discuter avec un couple (encore de Bordelais)  de Français qui allaient vers Amsterdam et je suis tombé amoureux de cette ville (les pierres c’est moins dangereux, c’est toujours très froid …). Les reportages pendant les championnats du monde d’athlé la semaine qui a suivi ont renforcé cette idée, de même que le bouquin que je lis en ce moment ("Berlin-Ouest, histoire d’une île allemande 1945-1989" par Jacqueline Hénard), vraiment entre l’accueil des allemands et la richesse culturelle qui émane de ce coin d’Allemagne, j’ai des choses à faire ici.

Dernière étape, à Cologne je récupère un Thalys pour la gare du Nord, taxi non pas pour Tobrouk mais pour Montparnasse où je fais une halte un peu longue de 2 heures en partie au Quick (j’en ai bouffé des cochonneries en 1 semaine !) avant de rentrer, soulagé au pays et de retrouver mon petit appartement douillet à Rennes puis la mer du Finistère le lendemain.

Vous aurez compris qu’aussi instructif qu’il fut, ce voyage a parfois ressemblé à une vraie galère et que la course a été accessoire étant donné l’état de fatigue dans lequel j’y suis arrivé. Aucun enseignement n’en sera tiré pour l’IM de Barcelone que je ferai en mode survie ….

Prochainement Barcelone !

pour les curieux, l'album du voyage :

 

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07 octobre 2009

Finisher mais dans la douleur :-)

Franchir la ligne d’arrivée d’un Ironman est toujours une expérience unique … Cela m’est arrivé par 3 fois et à chaque fois avec des sentiments différents.

 

La première fois, c’était un défi fou et je me demande encore comment j’y suis parvenu mais je me rappelle des 200 derniers mètres comme si cela venait de se passer ; mon père m’accompagnant en trottinant alors que mes tendons ne pouvaient même plus assurer ce qui aurait ressemblé à de la marche, c’était un moyen pour lui et moi de se redécouvrir, d’enfin passer du temps ensemble et de partager des émotions communes après des années où nous avions en fait vécu l’un à côté de l’autre par manque de temps et aussi par la faute d’une certaine pudeur. Depuis, on a refait de la voile ensemble et même navigué sur des formules 1 des mers, la larme à l’œil et la gorge nouée ….

 

La seconde fois, c’était en juin : il y a un mélange assez contradictoire dans cette expérience de satisfaction du devoir accompli, d’insatisfaction de la compréhension du monde qui m’entoure et d’une excitation folle et forte qui faisait que mon corps et mon esprit en demandaient encore. Le travail accompli, je ne vais pas revenir dessus mais c’était juste une forme d’abnégation qui te force chaque jour qui passe à te sortir les tripes du corps pour te faire mal longtemps. L’incompréhension du monde, là non plus je ne vais pas épiloguer, c’est presque de l’histoire ancienne, mieux vaut ne pas chercher certaines réponses qui n’existent pas, parfois les subtilités du monde nous échappent … ou pas, on ne se quittera pas même de loin ça c’est sûr ;-) .L’excitation du moment, c’est ce qu’il y a de plus facile à décrire, une sorte de transe, un frémissement de ton corps accompagné d’un spasme de ton cœur. Je me suis senti invulnérable l’espace de quelques secondes, rien ne pouvait agresser mon corps ni perturber mon esprit, un sentiment de supériorité face au commun des mortels m’habitait … On pourrait penser à de l’arrogance mais en fait il s’agissait juste d’une extase due à l’accumulation d’endorphines depuis de longs mois et de joies et de peines réprimées depuis tout aussi longtemps. Ce plaisir plus qu’égoïste reste le plus beau de cette petite galerie de 3 portraits, je n’avais qu’une envie alors, recommencer, recommencer et encore recommencer pour revivre cela et donc accumuler les médailles de finisher !

 

La troisième fois c’était hier, l’aboutissement d’une histoire d’amitié à 2, 3 ou 4. Après être passé par toutes les couleurs de l’arc en ciel pendant 13 heures : de la petite déception natatoire, aux rêves les plus fous à vélo et enfin à l’observation en spectateur de mon incapacité à mettre un pied devant l’autre, la délivrance est arrivée vers 22h. Mon tutu parti 1h15 avant moi et qui avait fini depuis 4 heures m’attendait le long des barrières pour assister à ça !!!! La ligne passée, on pouvait se regarder dans les yeux et se dire : «  putain, on l’a fait et ensemble …..» Même si c’est impudique et peut être mal venu, on a tous les 2 eu une pensée et un petit mot pour quelqu’un qui avait prévu de « le » faire ; ce sera peut être pour une prochaine fois pour boucler la boucle à 3 ! Au niveau des sensations, j’étais un peu en mode « Embrun », et j’ai rarement été aussi entamé physiquement au point d’avoir une énorme nausée mais l’amitié qui nous lie a fait s’évanouir ces sensations !

 

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Après avoir lu ça, on peut avoir l’impression qu’on frise l’autoflagellation mais seuls ceux qui savent peuvent comprendre pourquoi on en redemande. Cependant, la saison a été longue avec 2 IM, 1 LD et un Half, l’an prochain je pense remettre ça mais en plus « light » avec un IM et 1,2 voire 3 half souvent à l’étranger pour explorer, comparer, disséquer et comprendre ce monde qui m’entoure et dépasser ce qui peut ressembler à la simple recherche des limites du corps …. Si Dora l’exploratrice avait un disciple ou même un grand ou petit frère, ce serait moi ;-) non ?

 

CR de Barcelone et Prague bientôt !

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01 juillet 2009

It could have been Nicer

Cette fois contrairement à Embrun, je n'ai pas l'envie de me lancer dans une envolée lyrique, même si c'est à l'écrit que je gère certainement le mieux les rapports humains. Froidement, mathématiquement, il restera ces chiffres de mon second IM :

INAX0007

Aymeric CHEVALLIER

           
BIB AGE STATE/COUNTRY PROFESSION
62131RENNES 35 - Ille-et-vilaine FRA Teacher

SWIM BIKE RUN OVERALL RANK DIV.POS.
1:08:04 6:34:17 5:01:50 12:59:17 1567 273

   

   
LEG DISTANCE PACE RANK DIV.POS.
SWIM SPLIT 1: 2.4 km 2.4 km @ 44:24 1:51/100m
SWIM SPLIT 2: 3.8 km 1.4 km @ 23:40 1:38/100m
TOTAL SWIM 1:08:04 1:47/100m 666 146
BIKE SPLIT 1: 27.9 km 27.9 km (1:03:04) 26.54 km/h
BIKE SPLIT 2: 56 km 28.1 km (56:46) 29.70 km/h
BIKE SPLIT 3: 105 km 49 km (1:01:53) 47.51 km/h
BIKE SPLIT 4: 118.7 km 13.7 km (37:01) 22.21 km/h
BIKE SPLIT 5: 144 km 25.3 km (1:01:59) 24.49 km/h
BIKE SPLIT 6: 180 km 36 km (57:40) 37.46 km/h
TOTAL BIKE 180 km (6:34:17) 27.39 km/h 1435 259
RUN SPLIT 1: 10.5km 10.5 km (1:03:32) 6:03/km
RUN SPLIT 2: 21.1km 10.6 km (1:17:23) 7:18/km
RUN SPLIT 3: 31.6km 10.5 km (1:21:00) 7:42/km
RUN SPLIT 4: 42.2km 10.6 km (1:19:55) 7:32/km
TOTAL RUN 42.2 km (5:01:50) 7:09/km 1567 273
   
TRANSITION TIME
T1:  SWIM-TO-BIKE 7:54
T2:  BIKE-TO-RUN 7:12

Dans le détail :

  • une natation ratée avec une mauvaise orientation, beaucoup de coups et une déception dès la sortie de l'eau
  • un vélo presque easy avec un gros passage à vide entre les km 55 et 60 (maux de ventre), j'aurais peut être dû prendre un prolongateur tellement ça m'a pénalisé sur le plat à côté de tous les ricains, british et allemands qui me laissaient sur place

  • quelques grosses frayeurs sur des trajectoires ratées en descente

  • une crevaison au km 167 totalement de ma faute en n'évitant pas un "nid de poule"

  • un marathon démarré un peu vite (26' aux 5 premiers km)

  • une chaleur étouffante avec un début de crise d'asthme dès le 20e kilo du marathon (air chaud et humide qui faisait que je n'arrivais plus à inspirer et expirer correctement)

  • une hypo au km 37 du marathon, là encore erreur de ma part, je zappe le ravito au km 34 parce que j'en ai marre du sucre et derrière, c'est le "mur"

  • des brûlures aux cuisses dues à un textile mal approprié pendant le marathon
  • un passage au km 40 en 12h50 qui me force à un changement d'allure de malade pour tenter de finir en moins de 13 h; les 2 derniers kilo en 4'30, j'avais presque l'impression de voler ...... au bout de la souffrance

C'est fini, les sourires et les rires étaient de rigueur car dans ce genre de show, on ne pleure pas, on ne montre pas ses états d'âmes, on se contente de faire comme si on était un surhomme mais il m'a manqué une étincelle, je ne voyais pas la chose comme ceci et surtout pas le dénouement quand je me suis inscrit il y a plus de 6 mois, la fée clochette s'en était allée ........

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Beaucoup penseront que 4h de gagnées sur IM c'est énorme mais comme je l'ai justement dit à une personne, on ne compare par le mythe EM avec un IM valloné mais abordable, on ne joue pas dans la même catégorie .... y a les hommes et les petits garçons ....

Par ailleurs, j'ai enchaîné 3 grosses courses en 3 week end, il paraît que ça n'était pas raisonnable, j'ai prouvé à cette personne qui m'est chère que finalement je savais où j'allais (physiquement au moins). et comme je ne m'entraînais plus, ça compensait. Il me reste encore 2 LD à faire, à priori physiquement je suis pas blessé, peut être un petit début d'AIDS (pour les connaisseurs) mais surtout la sensation d'être un peu de "trop" .........

RDV à Prague et Barcelone et après j'arrête à moins qu'une personne me convainque du contraire ... j'irai nager ......... C'est pourquoi ça aurait pu être nicer .... ça m'a manqué, j'y ai pensé pendant presque 13 h ... j'avais le corps à Nice, le coeur à Cesson et l'esprit ailleurs .....

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Bravo à mes 2 colocataires de la semaine pour leur gentillesse et leur simplicité et à Elise pour sa qualification à Hawaï, "vivre ses rêves c'est autre chose que de rêver sa vie ......."

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23 juin 2009

Nizza !!!!

Il était temps ! Ça arrive enfin ! Départ demain 12h05 gare de Rennes, correspondance à Paris puis arrivée à Nice vers 21h

Mes 2 champions de colocataires de la semaine m'ont annoncés de la pluie pour dimanche ...... aille !!!!

J'espère pour la 2e fois être un Ironman même si ça ne changera rien fondamentalement dans mon existence avec un temps compris entre 12 et 13 h !


imnice


Je penserai à ceux et à celles (et surtout à celle) qui m'ont convaincu de retrouver la motivation pour ce genre de challenge à 6h30 dimanche matin en espérant ne pas les décevoir ... L'accouchement sera délicat à coup sûr !!!!!!! ;-)

Pour suivre la course en live : http://www.ironmanfrance.com/indeximfr.htm
et mon dossard est le 621 !

Retour sur Terre mardi 30 juin à 22h .............

Bises à tous ... et même sans mp3 j'aurais cette petite musique dans la tête pendant toute ma course

Posté par laboite2chocolat à 14:12 - road to ?????? - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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15 juin 2009

1ere manche 6/1 (Sizun)

Je continue dans la métaphore tennistique juste pour faire un "game on words" cette fois ....

La course d'un solitaire bien entouré, très superficiellement populaire qui était en mission plus qu'en week end de détente !

Je vais faire court :

- les + :

  • une natation comme je ne pensais jamais pouvoir en sortir une de ma "carrière triathlétique", les 1900 m avalés en 29'41 et une sortie en 39e position à seulement 8 secondes du père quasy (merci la Mako ou est ce le fait d'avoir bouffé 10 12 bornes hebdo pour se vider la tête cet hiver ...), ça flatte l'égo sur le moment, ça montre qu'on peut avoir une valeur au moins à un niveau de sa vie et qu'on peut réaliser parfois quelquechose de gratifiant ... parfois qu'on n'est pas si nul ...
  • le chrono final : 10' de moins qu'en 2008 et 25' de moins qu'en 2007, à ce rythme je passe sous les 5 h dans 2 ans .... (joke bien sûr)
  • le temps vélo globalement satisfaisant même si j'étais à mon niveau en un peu mieux mais jamais je ne saurais visser correctement: 7' de gagnées par rapport à 2008 ...

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celle-là c'est juste parcequ'elle fait rire quasy .... j'aurai toujours la grande classe sur un vélo .... ;)

- les - :

  • ma course à pied une nouvelle fois perturbée par des ennnuis intestinaux et une T3 inopinée dans la forêt ...
  • ma peine dès que ça monte et que ça change de rythme en vélo ...
  • la malléole gauche et le tendon à l'extérieur du genou gauche un peu durs ce matin
  • la notion de plaisir inexistante pendant 5h25
  • la chaleur étouffante et les coups de soleil qui ont suivi
  • mon interminable descente dans le classement  pendant 5 h ! ça fait très mal à l'ego de se faire reprendre par 134 gusses surtout en ce moment

Classements puisqu'il faut saluer les vainqueurs qui sont souvent des gens simples et sympas qui ont tout sauf le boulard pendant les soirées hivernales:

           Masculins:            
1- Laurent Suppi
2- Hervé Le Du
3- Xavier Cesbron (Quasy)
4- Stéphane Montfort
5- Erik Clavery (L'viking)

Féminins:
1-Elise Caillet
2-Faustine Merret
3-Marie Protat

Bilan chrono des 3 éditions :
2007 5h50 07  29'51 (1650 m) 3h09 43 (89 km) 2h10 33 (21)
2008 5h35 15  35'37 (1900 m) 3h03 58 (89 km) 1h55 42 (21)
2009 5h25 07  29'43 (1900 m) 2h54 19 (89 km) 1h57 38 (21)

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Pour clore je citerai une phrase récupérée il y a peu :

"j'aurais dû avoir deux cœurs, le 1er insensible, le 2nd constamment amoureux, j'aurais confié ce dernier à celles pour qui il bat et avec l'autre j'aurais vécu heureux."

Greffage de la pierre pour bientôt, ce qui restera ne sera là que pour avoir un volume d'éjection systolique efficace pour finir Nice et avancer encore plus vite si c'est possible mais jusqu'où ????

 

PS: Note d'humour à tous ceux qui m'ont posé la question pendant ou après la course: non je n'ai pas un goût particulier pour faire mes courses à Carrefour et d'ailleurs j'ai horreur de faire les courses ! et oui par contre j'adore le yop (parfum framboise de préférence mais c'est moins bon que le lait fraise !)

PS2: "finir un triathlon vous fera mal aux jambes pendant six jours, abandonner vous fera mal à la tête pendant six mois", en toute chose je n'abandonne jamais, 2e manche dans 15 jours .... 

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12 mai 2009

Rennes Cesson à domicile

Ça faisait longtemps que je n'avais pas raconté une course a vrai saucisson ici et là je vais en raconter 2 !

Le sprint et moi ça n'a jamais été un histoire d'amour, c'était un découverte un peu plus long en natation et surtout avec un plateau beaucoup plus relevé, jamais je n'y ai vraiment pris de plaisir: Etampes 2004, Carnac 2004, Torcy 2005, etc, nombre de courses où j'ai frôlé de peu la fermeture de la marche des crevettes épilées, bronzées et parfois même autobronzées ;-) ! J'en étais même arrivé à me dire que j'étais plus à l'aise sur CD parce que ça allait moins vite et que j'avais le temps de me mettre à courir ! De fil en aiguille je suis monté comme ça sur le long because même sans perfs quand tu fais des distances de barbare, les mecs ils disent "Wispect" , respect en anglais avec l'accent french touch !!!!!!

 

Donc à domicile il y en avait 2, Cesson et Rennes; commençons par Cesson: imaginez 340 furieux qui partent aux fesses de 40 furieuses dans un bain bouillonnant géant large de 25 mètres au maximum, ça fait une sacrée pataugeoire à la première bouée; ce sacré plan d'eau j'ai l'avantage de l'avoir reconnu le premier cette année ! A cette fameuse première bouée, ça passe nickel en croisant encore des nageurs qui ne savent toujours pas enrouler des bouées ! 2e bouée nickel, 3e encore plus nickel, je remonte sur le tapis et je sors plutot pas mal à mon gout sans trop regarder le chrono, je retire le bonnet requin et je rentre dans le parc de transition où je m'aperçois que je suis au fesses du captain D3 ! Soit il s'est loupé soit jsuis pas trop mal, objectivement il reste beaucoup trop de vélos pour qu'il se soit raté, après coup je suis sorti environ 100e. Derrière, le parcours vélo est composé de 2 tours avec 3 bosses, dès le début je sais que c'est avec drafting autorisé donc je refais ce que j'ai appris sur le duathlon sprint de Châteauroux, j'essaie de me mettre bien à l'abri dans les roues d'un groupe, comme ça je remonte et même s'il m'est arrivé de sauter de 2 groupes sur les relances (because techniquement je suis toujours aussi mauvais) je remonte et je me maintiens, d'ailleurs comme on peut croiser ceux qui descendent pendant qu'on monte on peut vite se rendre compte où on se trouve dans la course, d'ailleurs avec un peu d'orgueil mal placé, j'avoue avoir jubilé de me savoir devant un paquet de gars qui pensent à leurs contre perfs lorsque je suis devant et jamais à ma forme du moment, sauf que là il y en avait trop derrière ...... Dernière bosse, je ne veux pas lâcher le groupe où je suis pour au moins poser avec un des Rennais avec qui j'ai roulé cet hiver et ça fait très mal aux cuisses ! Je pose le bike au parc, je repars sans trop savoir ce que la cap va donner vu que je n'ai absolument pas fait de vitesse sur piste cet hiver mais juste du seui l ou des 30/30 le long du canal. Ce qui est sympa quand on évolue à domicile c'est qu'on entend plein de spectateurs t'encourager (pour la première fois depuis bien longtemps je n'avais pas de trifonction floquée pourtant), enfin rapidement pédro me met une main à la casquette et je lui réponds par une petite main bien placée comme à quimper en juillet dernier  :D  Bizarrement j'entends les spectateurs mais je suis tellement à essayer d'avancer plus vite que je ne vois personne ! A la fin du 2e tour, j'essaie d'accélérer pour reprendre quelques unités devant moi mais y a plus rien dans les jambes, je me conterais juste d'une roue en guise de crazy finish ...... 1er test, les sensations sont bonnes et pour la 1ere fois depuis 6 semaines, je n'ai pas mal au dos ni au nerf sciatique ............... Ca n'a rien à voir avec ce que j'ai prévu comme effort cette année mais la sensation de vitesse est finalement assez grisante (ok c'est plus facile avec 7 kg de perdus pendant l'hiver). Au rayon satisfactions, je peux dire que j'ai fini devant nico verdes comme je le lui avais promis dans une épreuve où il y a de la natation et malgré mes virées nocturnes du mercredi précédent :-) lol (j'étais obligé de l'écrire hihi), devant sv et erwann de vannes (j'ai bien fin devant un autre vannetais mais je tairais son nom :d) !

Sprint_517

 

Acte 2, Rennes, ville où je suis né il y a bientôt 31 ans, ville où j'ai été étudiant pendant 6 ans, ville où je vis à nouveau depuis 2 ans et surtout ville qui m'a vu découvrir le triathlon un jour de mai 2001 aux landes d'apigné (en version roots avec un vélo mi course, une dynamo, 22 km réalisés en maillot de bain et une vitesse vertigineuse de 9,5 km/h a pied). Le parcours natation est simple, un bout droit puis un virage pour retrouver la berge, au départ je discute vite fait avec Stéphane de Chartres (ex de rennes) que je peux enfin taquiner depuis que j'ai fini devant lui, d'ailleurs au bout de 50 m il est devant moi avec son bonnet jaune et en le doublant je prends un petit taquet ! Je me place à gauche du plan d'eau parce que je trouve que ça part trop à droite des bouées à virer main gauche, à la troisième bouée je me dis que j'ai du faire un mauvais choix car je me sens un peu seul, j'essaie de forcer sur les bras pour remonter le paquet devant (c'est plus pour le mental qu'avec un réel espoir de combler 75 m), ça fait mal ! Je monte sur la berge, je manque de perdre mon bonnet fétiche avec une aile de requin, on m'annonce une 50e place qui m'étonne. Comme toujours à Rennes la transition est interminable, je suis tellement à bloc que je double même à pied, j'arrive et je retrouve mon captain D3 qui est au milieu de sa transition, je me dirige vers la sortie du parc pour 3 boucles d'un peu moins de 8 km annoncées no drafting (ça aura son importance), alors que je me trouvais les jambes lourdes, je suis énaurrrme sur le bike, je remonte des vrais nageurs de mon club et d'ailleurs, au terme du 2e tour et demi je dois pointer en 40e position et patatra un gars avec qui je roulais à vue se retourne , coupe son effort et me dit "ça rentre", je ne capte pas tout de suite jusqu'à ce que je me retourne et que j'aperçoive un beau peloton de 40 45 gusses ...........

Sprint_Rennes_143

No comment, je le fais remarquer à une arbitre qui ne fait rien donc avec un ton provocateur je lui annonce aussi que je me mets dans les roues, j'avoue avoir pété un cable et insulté presque tous ceux qui m'entouraient, y compris les arbitres en rentrant dans le parc tellement j'avais le sentiment d'être volé et d'avoir à faire à des tricheurs ..... Je pars quand même courir derrière, même si j'avais été au frais dans les roues je ne pense pas que j'aurai couru plus vite mais comme mes poursuivants auraient été plus loin j'aurais mieux défendu ma place .......... Ça n'est franchement pas la fin du monde mais je donne un ÉNORME CARTON ROUGE à l'organisateur et à l'ESC Rennes pour cette belle kermesse car quand on lance 300 cyclistes sur 8km plats comme la main, on se doute bien que le drafting sera de mise alors crier à tu et à toi que ce sera puni est ridicule comme cette organisation. De même la mauvaise foi de l'arbitre principal m'a fait hurler de rire et de rage quand je l'entendais parler d'équité sportive, on voit bien que ce monsieur n'a jamais du courir un triathlon ! Ce n'est que du loisir mais laisser tricher délibérément des sportifs me semble être un reflet de la société ......... finalement j'avais l'air moins con dans l'izoard en aout dernier, pas un couillon pour se mettre dans ma roue ! Messieurs les arbitres, vous aviez un cahier des charges à appliquer même s'il était mauvais soit vous imposiez le drafting à l'organisateur, soit vous cartonniez, ça éviterait de se pourrir le week end !

Tout ceci est cependant très positif au niveau des sensations, j'aurais bien remis ça le jeudi de pentecôte encore sur un sprint à Noirmoutier mais c'est complet donc rendez vous à Sizun et c'est sans drafting ! Dinan aussi c'est plein !!!!!!!!!!!!!

Pour les quelques ramiers qui liront cet article, je suis ouvert à la discussion mais soyez crédibles et ne rejetez pas la faute sur ceux qui auraient pris votre roue et que vous auriez ramené ....... de toute manière la fois prochaine je fais comme vous, je sors dans les pieds de florent roy et il me drafte ! mdr et l'an prochain à Rennes, on monte un collectif de désobéissance civique et on drafte tous !!!!!!!!!!!!!!!!

Cesson 1h07 00  12'42 (750) 32'08 (20) 22'11 (5)   111e/348   82,54%

Rennes 1h12 06  12'35 (750)  36'09 (23) 20'52 (5)  81e/276    86,41%

(1h17 l'an dernier avec du drafting 15'41/37'19/24'41)

A Rennes Stéphane a cru qu'il pourrait revenir mais non maintenant je cours !!!! (et puis t'es pas si mal pour un gars qui fait des sorties de 24 km ;-) ) Finalement et ça va faire plaisir à son mec (inside joke), je finis presque dans les fesses de la seconde féminine !

Je ne sais pas si mes progrès natatoires sont dus à mes 3 séances hebdos depuis janvier ou bien à ma nouvelle MAKO mais merci Jérémie, dans la tête elle donne le "shark spirit" !!!!!!!!!

Sprint_153

Tcho tcho j'espère que mon partenaire justin appréciera cette narration de course à sauc' !!!

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03 mai 2009

Mais .............

D'habitude en début de mois je poste le bilan de mes séances mais ce mois-ci j'ai "grillé" le fichier excel qui me servait de support. Sans tableau, pas de chiffres, sans chiffres, pas de bilan; ce bilan sec, froid mathématique avait le mérite, plus que de le communiquer, de me rassurer : c'est quantifiable !!! ; pimpim a fait tant de séances, tant de kilomètres donc il est fin prêt  ..... Cette manière de regarder vers le passé pour se tranquiliser l'esprit et aussi le corps n'est pas forcément la plus appropriée; loin des chiffres qui ne conditionnent pas une réelle "valeur" intrinsèque de l'être humain se cache une quête du vide, "un remède" pour s'assurer d'avoir occupé de manière que l'on pense constructive le temps, que l'on veut fuir, que l'on veut combattre, pour refuser son présent et aussi ne pas accepter un certain avenir !

 

Le remède doit être transitoire sinon c'est un engrenage dans lequel on met le doigt pour se retrouver le bras complètement coincé. Je n'ai pas de réponse à la manière de sortir de ce carcan, même si le fait de ne plus remplir les cases de ce carnet d'entrainement numérique me soulage finalement, on profite mieux sans compter sa peine ! Ce mois-ci c'était beaucoup plus light que précédemment, plus de place au plaisir, parfois solitaire, moins d'envie de se mouler à un groupe ou alors de manière trop fusionnelle pour ne pas être destructrice ... La déception, l'impression d'abandon   doit être bannie pour se sentir fort !!!! L'isolement réel ou factice (on peut être là par le corps mais absent par l'esprit), choisi ou subi parfois recrée l'envie.......... de se dépasser. Ce mois-ci j'ai plus essayé de profiter et j'ai cru me sentir mieux, loin de la saturation qui m'avait gagné depuis 3 mois. Hier c'était bien .......... pour moi, même si pour certains leur place par rapport à moi révèle plutôt une contre performance, je m'en moque, je sais ce que j'ai fait et pourquoi j'étais là (En mode Calimero)

calimero

Pour en revenir à l'idée du double voire triple projet de cette année, je vous fait part d'une réflexion que j'avais eu en février :


Chaque homme (ou femme) naît crapaud, entendez par là que par rapport aux grenouilles qui sont leurs cousines, ils ne sautent pas aussi bien, passent moins de temps dans l’eau à barboter, poussent des cris peu mélodieux et possèdent une peau rugueuse qui leur confère un aspect repoussant. Ce manque de capacités athlétiques, hydrodynamiques et esthétiques parait alors être rédhibitoire pour s’insérer dans la société des crapauds. Le temps, l’expérience, l’abnégation permettent parfois à certains d’améliorer ces traits peu avenants. C’est en partie ce que John Collins, Capitaine de Vaisseau Vétéran de l'US Navy a pensé en 1977 dans le bar « Le Primo » à Honolulu, lorsqu’il lance un défi aux cadets de la Marine qui viennent de battre son équipe de Vétérans dans un relais, l'Oahu Perimeter Relay Race.

 

 

Il leur propose d'enchaîner 3 épreuves parmi les plus dures d'Hawaii :

 

- la Waikiki Rough Water Swim (3,9 km de natation),

 

- l'Around Oahu Bike Race (179 km de vélo),

 

- le Marathon d'Honolulu (42,195 km de course à pied).

 

 

 

Le 18 février 1978, 15 candidats s'élancent dans cette folle aventure pour le titre « Ironman » (homme de fer). Le premier à franchir la ligne d'arrivée fut Gordon Haller en 11 h 46 min 58 s. Ils seront 12 à terminer l'épreuve. Le triathlon a construit sa légende. Cette vague sportive s'étend à la France, plus précisément par la Côte d'Azur avec Nice en 1982. Les images « chocs » produites par Antenne 2 révèlent ce sport au grand public. Certains inconditionnels des activités traditionnelles crient « aux fous », mais ces sportifs vont créer de nouveaux adeptes. Le triathlon rompt avec les habitudes, l'enchaînement de ses trois composantes va à l'encontre de toute logique physiologique.

 

 

 

Voici pour la genèse .... Depuis, nous sommes en France 20 000 environ de chair et de sang parfois sans passé sportif qui tentent de dominer le triple effort ! Certains choisissent même de devenir ces fameux hommes de fer, de conquérir ce saint graal qui nous fera basculer du coté obscur, qui transformera le crapaud !!!! Ce saint graal, ces 225,995 km, on pourrait les comparer à une princesse :-) de celles qui changent un homme de l’intérieur …

 

 

 

J’ai cette année réalisé le pari de fou d’en enchaîner 2 à 3 mois d’intervalle, pourquoi ? Pour atteindre l'état de grâce ??? je l’ignore ou je veux l’ignorer. Au départ, ce devait être un défi entre potes mais rapidement, c'est devenu un défi personnel puisque la proximité entraîne des dérives festives qui nous éloignent de l’hygiène de vie nécessaire pour performer et être prêt au jour J, elle entraîne aussi des désaccords lorsqu’il faut planifier des séances communes, des tensions inutiles quand des sentiments « parasites » s’en mêlent …. J’ai choisi donc de nager seul, de rouler seul et de courir seul pour n’avoir de compte à rendre à personne, ça a un coté un peu ermite, huître qui se referme mais j’en suis sûr cela me permettra encore mieux de savourer la présence des uns et des autres les soirs de course, même si cela devient extrêmement fugace, superficiel et asocialisant ! Protection zéro à tous les niveaux même si je me plante....

 

Peut être alors que le crapaud se transformera en autre chose le 28 juin ou le 4 octobre vers 19 heures s'il arrive jusque là, ou peut être ira-t-il rechercher une nouvelle princesse, comprenez refaire un IM en 2010 ….pour combattre son futur ......... mais ..........

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28 février 2009

It will be Nice !!!!!!!!

Stats février 2009

natation : 13 séances   45,9 km  16h25
vélo :        12 séances  786    km  29h08
cap :         10 séances    92,2 km
    8h58   

Total :       35 séances 54h31

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Depuis janvier

natation : 26 séances    86,6 km  32h55
vélo :        16 séances  1010  km   37h12
cap :         20 séances  180,7 km
   17h21   

Total :       62 séances   87h28


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04 février 2009

Harder Better Faster Stronger

Stats janvier 2009

natation : 13 séances   40,7 km  16h30
vélo :          4 séances  224    km    7h56
cap :         10 séances    88,5 km
    8h23   

Total :       27 séances 32h49

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Comme quoi on peut être sérieux sans se prendre au sérieux !


Après Embrun, j'avais juré qu'on ne m'y reprendrais pas !!! Si j'annonce mes stats mensuelles c'est qu'il y a hippopotame sous caillou !!!  Après un début d'années chaotique de ma part (j'avoue j'ai merdé sous plein d'aspects), 2 compet' de nat' super conviviales à Nantes et Pontivy (avec Bryan, Captain D3, Dédel, Tigrou, Fa et Minette), des discussions constructives avec quelques personnes qui comptent vraiment et une rencontre avec les WAP' à Lorient, le 29 au soir j'ai eu un déclic sur le sens de ce que je voulais vraiment faire en 2009 (en mode sale gosse qui emmerde le monde :-D) et j'ai fait chauffer ma carte bleue dans la nuit pour m'inscrire non pas à un mais à 2 IM cette année (on ne dit jamais fontaine je ne boirai plus de ton eau ...). Reste à faire beaucoup de bike d'ici là car 9h20 assis sur une bicyclette, je n'ai clairement plus envie de le refaire ! ;-)

Pour répondre à la maxime du Taz que je retrouverai le 28 juin à 6h30 : "Prend ce qui est bon et lache le reste", je pense que "Les folies ont les seules choses qu'on ne regrette jamais" .....

Bref en 2009, 3 grands défis sont à relever :

-IM Nice le 28 juin (en 12h30 je l'espère, cette fois ci je ne vais pas attendre la nuit pour passer la ligne et en plus c'est plat :-D), une occaze de croiser Flo, Taz, Le prez du wap, Georges V, Lolo Supp' et celui qui tentera pour sa 4e tentative de boucler enfin un IM (inside Joke)

-Raid solo d'une semaine en 420 dans le golfe du Morbihan en autonomie, façon robinson et pas koh lantah comme GH l'a pensé lol (2e semaine d'aout)

-Challenge Barcelona Maresme  (format IM) le 4 octobre (là on m'a presque forcé :-) ) mais ce sera que du plaisir si lolo, tutu et dora arrivent à garder la forme d'ici là: objectif 11h30 à 12h)

Je voulais faire du court cette année mais il y en aura peu peut être 1 sprint (Rennes) et 1 ou 2 CD (Dinan, Quiberon, Larmor), avec Sizun ma course fétiche, on sera à 4 ou 5 courses: ce que j'avais annoncé en septembre !

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Petit clin d'oeil souvenir du wintersplash 3e édition en compagnie des Rennais (et en plus on voit mon tutu et mes 4 coéquipers sur le cliché)

Enjoy, if triathlon were easy, it was called soccer !

Bon 2009 et surtout harder, better, faster, stronger sur la piste, sur la route et dans la piscine ! (faut pas charrier j'y vais pas pour faire finisher cette fois !)

Quasy, Jeepy j'attends vos CR du parcours de Nice (en 2 ans ça a pas du trop changer ...), pas en 15 pages ;-) cependant

Posté par laboite2chocolat à 22:06 - road to ?????? - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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